Archivo para marzo, 2010

Le cinéma discrépant / El cine discrépant

Posted in Cine on marzo 1, 2010 by marie

Présenté en marge du festival de Cannes de 1951, “Traité de bave et d´éternité » marque une grande et première étape dans le cinéma ciselant, soit la phase destructive du cinéma.

Situons son contexte.

6 ans auparavant le fondateur du lettrisme, l´écrivain roumain Isodre Isou (1925-2007) débarque à Paris. Avec lui un immense savoir et de longues lectures de Breton le projettent rapidement dans les grands intellectuels innovateurs de l´époque et marquera les esprits de la Nouvelle Vague.  Il remit en effet en question toute une forme de pensée de l´expression que ce soit sur le plan narratif poétique, cinématographique et même sur le plan économique (« Traité d´économie nucléaire »).

Il pousse à une recherche au delà des modes, et cadres des grands chefs d´œuvres.

Une de ses œuvres est ce fabuleux traité dans lequel il donne jour au cinéma « discrépant » défini par une disjonction nette entre le son et l´image.

Sous forme de 3 chapitres, le narrateur nous fait passer d´un argumentaire fort et provocant (sous forme de vif plaidoyer) à l´histoire d´un personnage, Daniel, qui se balade tranquillement dans les rues de Paris.

Le langage visuel n´est pas l´important, il est quoique parfois très intéressant (prise, jeux sur la pellicule, etc.). Ce qu´on retient de ce film ce sont surtout les idées.

Isou demande pourquoi le cinéma doit être le mouvement de l´image et non pas le mouvement du son ?

Il pousse à dépasser la photographie, il faut s´attaquer à la pellicule, il faut « vomir » la photo. Il fit sur ce point une comparaison avec les fins connaisseurs des vieux fromages qui puent, très pertinente.

Il donne alors à la parole une dimension plus grande qu´à la photographie.

Ce désir n´est pas alimenté d´une colère contre la photographie, bien au contraire il reconnaît son importance dans les œuvres le précédant, mais c´est justement pour ne pas les répéter qu´il faut s´attaquer à leur structure, à leur beauté. « Je préfère abîmer les yeux que de les laisser indifférents ».

Ces idées m´ont alors rappelé le photographe Depardon qui disait « la photo est muette »…

Le cinéma discrépant serait il alors le cadre parfait à la rencontre du visuel et auditif ?

Presentado en margen del Festival de Cannes de 1951, « Traités de bave et d´éternité » (tratado de bava y de eternidad) marca un gran y primera etapa en el cinema « ciselant » (que cincela), o sea durante la fase destructiva del cine.

Veamos su contexto.

6 años antes de esto, el fundador el “letrismo”, el escritor rumano Isodre Isou (1925-2007) llega en Paris. En su maleta un inmenso saber y largas lecturas de Breton lo propulsan rápidamente dentro el circulo de los grandes intelectuales innovadores de la época, y marcará los espíritus de la Nouvelle Vague.

Cuestiona toda una forma de pensar la expresión que sea en el plan narrativo poético, cinematográfico y también en el plan económico (“Traité d´économie nucléaire »).

Empuja hacia una investigación más allá de las modas, de los marcos de las grandes obras maestras. Una de sus obras fue este fabuloso tratado que da luz al cinema « discrépant » definido por una disyunción entre el sonido y la imagen.

Con un formato compuesto de 3 capítulos, el narrador nos hace pasar de un alegato fuerte y provocador, a la historia de su personaje, Daniel, que está paseando en las calles de Paris.

El lenguaje visual no importa, pero está a veces muy interesante (los planos, el juego hecho en la materia misma). Lo que nos acordamos con esta peli son las ideas.

Isou se pregunta porque el cinema tiene que ser el movimiento de la imagen y no el del sonido?

Dice que tenemos que  sobrepasar la fotografía, hay que atacarse a la película, hay que “vomitar” la foto. En este punto hizo una comparación muy pertinente con los quesos que apestan, hay que ser buen conocedor para apreciarles…

Da a la palabra una importancia mayor que a la foto. Pero este deseo no es alimentado de una cólera hacia este arte, al contrario reconoce su importancia en las obras que le preceden, pero dice que es justamente para evitar de copiarlas que hay que destruir su estructura, su belleza. “Prefiero estropear los ojos que dejarlos indiferentes”.

Estas ideas me acordaron el fotógrafo Depardon quien decía “la foto es muda”…

¿El cinema discrepante sería entonces el escenario perfecto del justo encuentro entre el visual y el auditivo?