Archivos para septiembre, 2012

Bilan du mois / Bilan del mes

Posted in Escritura / Ecriture, Fotos / Photos, Temas del día on septiembre 30, 2012 by marie

Dessin “Différents” de Clarisse

La tour Eiffel dit : “Ça ne vous gêne pas que je sois plus haute?”

Le Lion de Belfort : “Au contraire vu que je suis le plus fort, regardez!”.

Dibujo “Diferentes” de mi sobrina Clarisse

La Tore Eiffel “No le molesta que yo esté más alta?”

El Leon de Belfort (escultura de Bartholdi que hizo la estatua de la Libertad) contesta “Al contrario porque yo soy el más fuerte, ¡miren!”

(versión española más a bajo)

Voici maintenant un mois que je vis dans la ville de Belfort, une ville d´environ 50 000 habitants située au nord est de la France proche de la Suisse et de l´Allemagne.

Venue pour une mission professionnelle pour le festival International du Film de Belfort “EntreVues” je vis chez mon frère Fred et ma belle soeur Laure et leurs 3 enfants Clarisse, Zoé et Anatole, à seulement 10 minutes à pieds de mon lieu de travail : le Cinéma des Quais.

Comme son nom l´indique il est au bord de l´eau, voisin d´un courant d´eau appelé La Savoureuse que je longe matin, midi et soir.

De la maison au cinéma, du cinéma à la maison…

Entre les deux : le conservatoire et les canards. On peut dire aujourd´hui après plus de 100 va et vient que les canards sont devenus rapidement un élément de mon nouveau chemin routinier. J´ai eu un certain plaisir à me dire que même si ma mission était de courte durée (4 mois) elle comportait quand même des éléments de routine (qui dit routine dit sécurité et stabilité pas toujours mes meilleures copines ces derniers temps).

Ma routine tourne donc pour commencer autour de la vie des canards. À ce titre une liste de leurs différentes activités est en cours d´élaboration.

Rapidement des éléments de la routine de mes hôtes -parfaitement en fonctionnement depuis 17 ans- sont venus se greffer à mes canards.

Bizarrement rien à redire à celle-ci même plus les horaires du coucher ou leur obsession du bio. Avec eux ça roule, des parents qui s´aiment et des enfants heureux, ça fait du bien à voir. Ils m´ont fait une place sous les toits où j´entend la pluie comme si j´étais dans les cieux. Au lever c´est si inquiétant que les dernières minutes de semi sommeil rythmées par la collision des gouttes contre le velux sont d´une étrange beauté.

Parfois les filles montent me voir dans mon nid, elles jouent avec leur lego, elles regardent des films avec moi et on fait des plans sur la comète car bien sûr à quelques toits de là j´ai ma fusée garée. Le « titou » quant à lui du haut de ses 8 mois sourit tout le temps, la vie est belle.

Vraiment avec eux j´ai de la chance, même quand je leur raye –pardon- quand je leur défonce la porte de leur Picasso ils me jettent un  « c´est bon Marie » depuis en bas en voyant les dégâts pour que je ne m´inquiète pas.

Au cinéma enfin au travail, l´équipe est sympa, ma chef cinéphile et puis il y a Amélia stagiaire portugaise qui sort d´une école de ciné toujours partante pour un film après le boulot. Nous passons par les couloirs secrets et nous accédons direct au cinéma, ancien abattoir comportant 17 salles très classes. Il fut racheté par Pathé mais a toute une programmation art et essai gérée par l´association Cinémas d´aujourd´hui qui organise le festival. Ce qui est super avec cet endroit c´est que quelque soit le film on a toujours de superbes salles.

Mon travail pour le festival consiste à communiquer sur l´événement et rechercher des publics. Il y a eu une phase d´envoi de documents un peu répétitive mais heureusement parsemée  de diverses rencontres notamment celles avec des étudiants qui travailleront des actions de com pour le festival. Maintenant ça y est ça commence à tourner, les contacts se font plus concrets et les échanges intéressants, mes ptits jeunes me tutoient car « ah oui vous êtes enfin tu es jeune enfait »… No comment !

Depuis que je suis ici nous avons reçu deux réalisateurs Namir Abdel Messeeh pour son film “La vierge, les coptes et moi” et Manuel Poirier pour “La petite amie d´Antonio”.

Namir est venu pour la soirée d´inauguration il ya avait beaucoup de monde et de travail, je n´ai pas pu échanger avec lui, dommage car son film-documentaire était bien sympa.

En revanche en ce jeudi 27 septembre un mois pile poil après mon premier jour de travail, j´étais assise en face de Manuel Poirier en train de boire un verre de vin blanc et échanger de ses futurs projets, je suis rentrée chez moi comment dire…

tendance…plutôt heureuse.

Certes il fait déjà froid ici, il pleut presque 6 jours sur 7, les gens ont un accent très bizarre et ne sourient vraiment pas si vite, je me sens comme en Erasmus dans mon propre pays, mais qu´importe ?

J´ai vu The Bewitched Hands en concert, Florence Foresti en retransmission, plein de films en VO, fait 2 soirées pygama party et commencé un atelier photo…

Bilan du mois comment dire…

Tendance…

plutôt, plutôt.

Hace un mes ahora que vivo en Belfort, ciudad de 50000 habitantes en el norte al este de Francia cerca de Suiza y Alemania.

Aquí para una misión profesional para el festival internacional EntreVues, vivo en casa de mi hermano Fred, mi cuñada Laure y sus tres hijos Clarisse, Zoé y Anatole, que solo está ubicada a 10 minutos caminando de mi lugar del trabajo: el “cinéma des quais” o sea de los muelles. Como su nombre lo explica está al lado de un corriente de agua,  un pequeño río llamado “La saborosa” que sigo caminando cada mañana, medio día y noche para ir al trabajo.

De casa al cine, del cine a casa…

Entre estos dos sitios: el conservatorio y los patos. Puedo decir hoy después de más de 100 idas y vueltas que los patos han formado rápidamente parte de mi rutina. Tuve una sensación bastante agradable en decirme que aunque mi misión era de corto plazo (4 meses) tenía unos elementos de rutina (porque quien dice rutina dice seguridad y estabilidad no siempre mis mejores amigas estos últimos años).

Mi rutina gira entonces para empezar alrededor de la vida de los patos. De lo cual estoy preparando una lista de sus actividades.

Además unos elementos de la rutina de mis anfitriones –perfectamente establecida desde 17 años- han venido a acompañar mis interesantes patos.

De esta rutina no me puedo quejarse ni siquiera de los horarios para acostarse o de su obsesión para la comida bio. Con ellos va muy bien, los padres se quieren y los niños son felices, verlo es lindo. Me hicieron un sitio arriba bajo los techos donde escucho la lluvia como si estuviera en el cielo. Al despertarse es tan preocupante que los últimos minutos de sueño ritmados por el choque de las gotas contra la ventana son de una belleza muy extraña.

A veces las niñas suben a verme en mi nido, juegan con sus legos, miran pelis conmigo y soñamos juntas. El peque “titou” con sus 8 meses la pasa sonriendo todo el tiempo, para él la vida está maravillosa ya.

Con ellos tengo mucha suerte la verdad, hasta cuando rayo la puerta de su Picasso contra la pared me gritan un “tranqui Marie” desde a bajo viendo la catástrofe para que no me preocupe mucho.

Al cinema, mejor dicho al trabajo, la gente es simpática, mi jefa cinéfila y hay Amélia una chica de Portugal en practica quien sale de una escuela de cine, siempre OK para ir al cine a la salida del trabajo. Pasamos por los corredores secretos y llegamos directamente al cinema, antiguo matadero que tiene 17 salas muy elegantes. Fue comprado por Pathé pero tiene toda una programación más alternativa manejada por la asociación Cinémas d´aujourd´hui que organiza el festival. Lo que es genial con este sitio es que cualquier peli se ve en una sala siempre gigante.

Mi trabajo para el festival es de comunicación y búsqueda de públicos. Hubo una fase de envió de documentos un poco repetitiva pero felizmente alternada con unos encuentros entre otros los con los estudiantes pilas que van a participar en el festival con acciones de comunicación. Ahora empieza a ir bien, los contactos se hacen más concretos, los intercambios interesantes, mis jóvenes me dicen “tu” porque “usted es perdón tu eres joven en realidad”… No comment!

Desde que estoy aquí recibimos dos directores de cine: Namir Abdel Messeeh para su película “La vierge, les coptes et moi” y Manuel Poirier por “La novia de Antonio”.

Namir vino por la noche de inauguración había mucha gente y trabajo entonces no pude intercambiar con él.

Pero este jueves 27 justo un mes después mi primer día, estaba sentada frente a Manuel Poirier bebiendo un vasito de vino blanco intercambiando sobre sus fututos proyectos…

Regresé a casa en un estado anímico…

como decir…

Bastante positivo.

Bueno aquí ya hace frío, llueve casi 6 días a la semana, la gente tiene un acento muy raro y no sonríe así de fácil, me siento como estudiante Erasmus en mi propio país pero que más da?

The Bewitched Hands en concierto, Florence Foresti en retransmisión, un montón de pelis en versión original, he hecho dos pygama-party y empezado un taller de fotografía argéntica…

El bilan de un mes…

como decir…

Bastante, bastante.