C´est la fin…

Fin du Festival EntreVues… je laisse ici mon dernier article publié dans le journal, les autres concernant les films en compétition sont disponibles ici.

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Que garderez-vous de cette 27e édition du Festival EntreVues ? A quel moment vos yeux ont été le plus éblouis ? Avez-vous ri ? Avez-vous pleuré ? Un peu, beaucoup, passionnément ?

Les lumières s’éteignent bientôt… et pourtant derrière les portes de secours et au travers des fenêtres de Cinémas d’aujourd’hui, toute une équipe qui vous voit quitter le cinéma, qui bientôt reprendra aussi sa route, et qui se demande déjà en secret ce que sera EntreVues l’an prochain. Avec les quarante bénévoles, nous aurons été une centaine durant ces neuf jours à faire en sorte que ceux-ci soient pour vous « 9 jours de plaisir, d’émotions et de rencontres autour du cinéma ». Alors excusez-moi si je plagie notre belle carte postale mais c’est normal, je travaille à la communication et recherche du public, donc nos phrases choc, je les connais, je les répète et je les vis. Inutile de vous convaincre à présent de venir au cinéma : si vous me lisez c’est que vous y êtes déjà ; je préfèrerais plutôt vous dire comment c’est derrière, en coulisses, avec ceux qui ont ces badges marrons et bleus.

Pour mettre sur pied cette fusée EntreVues, plusieurs corps de métiers évidemment… les étoiles ne s’atteignent pas si facilement ! Tout d’abord il y a ceux qui choisissent quelles seront les étoiles à atteindre; ça c’est la mission de la direction artistique et de ses sélectionneurs, qui y réfléchissent toute l’année. Ensuite il y a ceux qui établissent précisément la route à suivre, depuis l’organisation générale et la régie, et il faut bien définir le voyage sinon c’est la cata ! Bien sûr il y a aussi tous ceux qui construisent la fusée et l’habitent avec vous. Pour sa construction, de nombreux paramètres rentrent en compte : la matière, la capacité, la vitesse. La matière au sens propre c’est soit du DCP (format numérique sur disque dur) soit de la belle pellicule en 16 ou 35 mn (hélas plus pour longtemps), puis quelques dvd, parfois pour remplacer les copies perdues par DHL, quelque part en Allemagne.

La capacité est E-NOR-ME ! Des tous petits en maternelle, à peine visibles dans leur fauteuil trop grand aux seniors venus seuls ou en groupe, on accueille tout le monde et même les zombies sont cordialement invités! La vitesse, c’est à vous de voir, vous pouvez venir une fois et atteindre du premier coup les étoiles, vous pouvez avoir envie de voyager non stop avec nous, nous proposons en moyenne 20 destinations par jour, la formule est libre, à voir avec Nathalie et Lucie en billetterie.

Le lancement officiel c’était samedi dernier, 20 heures, salle 7. Nous avions eu certes une belle avant-première mais là nous étions au complet, prêts à observer notre terre s’éloigner doucement, Jean-Pierre Mocky aux commandes.

« Noir comme le souvenir ».

Rouge comme la passion.

Et quelle passion que le cinéma, et quelle mobilisation humaine demande un festival comme EntreVues !

Ce que j’aime le plus dans l’équipe c’est bien notre diversité, en termes de provenance et de caractère. Des projectionnistes venus du Cantal, de Marseille ou de Sochaux, des gens du coin avec ou sans enfants, des jeunes et des moins jeunes, des gens méthodiques, des bavards, des timides, des souriants, des moins souriants, ceux de la capitale et même do Portugal : EntreVues c’est aussi une famille, dont certains membres se voient tout le temps et d’autres ne se croisent qu’aux réunions familiales.

Le décollage s’est bien passé et à vrai dire tout est allé très vite. Même si nous avions des moments de stress et de tension, le festival c’est aussi du bonheur en coulisses. Personnellement je retiens l’image des visages de mes collègues, debout au fond des salles de projection. Tous ceux qui restaient ne serait-ce que quelques minutes, pour voir le début du film, le temps que les images inondent nos visages et notre cœur de la fierté d’avoir contribué quelque part et à un moment donné à ce grand voyage. Dans la journée il y avait parfois des moments de partage à la dérobée et le soir bien sûr de grands moments on the dance floor. Je me souviendrai aussi du rouge sur nos joues le matin lorsque nous arrivions au bureau, et heureusement des croissants et du café préparé avec soin par Claire pour nous réchauffer. Là, on attaquait le déroulé de la journée, qui fait quoi où quand et comment, et « sur ce, bonne journée à tous ». Alors un grand merci à tous les membres de l’équipe, qui accueille les nouveaux arrivants comme les grands habitués, et un merci particulier à Martine qui part bientôt à la retraite, merci pour ta gentillesse quotidienne.

Enfin merci à vous d’être venus si nombreux, et « sur ce, bonne journée à tous… et à l’année prochaine ! »

 

 

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