Archivos para mayo, 2013

Sentarse en un banco y no esperar nadie // S´assoir sur un banc et n´attendre personne

Posted in Escritura / Ecriture, Temas del día on mayo 23, 2013 by marie

(en français sous les photos)

Esperamos de todo: preguntas y respuestas, reacciones, gestos, mails, la primavera, un detalle, un solo detalle,

Siempre falta algo,

esperamos de todo, todo el tiempo.

Cuando no esperamos nada, recibimos todo en una bandeja de oro..

¿No te la esperabas esta no?

Y como nos emocionamos con la ilusión de las preguntas y respuestas, de las reacciones, de los gestos, de los mails, de la primavera, de un detalle, un solo detalle

O con la sencilla emoción de la sorpresa,

Vuelvemos a esperar

Y inevitablemente…imaginar.

Así se trata la vida quizás, nacemos y esperamos crecer, esperamos madurar, envejecer, morir. Esperamos no esperar más y tal vez un día nos sentamos en un banco para no esperar a nadie…y, seguimos esperando.

(By the way… espero que reaccionen :))

On attend de tout: des questions et des réponses, des réactions, des gestes, des mails, le printemps, un détail, un simple détail.

Il manque toujours quelque chose.

On attend de tout, tout le temps.

Pourtant quand on attend rien, on reçoit tout servi sur un plateau d´or.

Ah… on ne se l´attendait pas celle-là!

Et comme on s´emballe de joie avec les questions et les réponses, les réactions, les gestes, les mails, le printemps, un détail, un simple détail…

ou alors du fait de l´émotion provoquée par la surprise,

on attend de nouveau, et inévitablement, on imagine.

C´est peut-être de ça qu´il s´agit dans la vie, on naît et on attend de grandir, on attend d´être plus mûr, vieillir, mourir.

On se dit que ça sert à rien d´attendre et  puis « tiens si j´allais m´asseoir sur un banc pour n´attendre personne » et …on continue attendre.

(D´ailleurs… j´attends que vous réagissez :))

Femme désespérée, homme de spleen et supers héros bofs sur les écrans

Posted in Cine, Temas del día on mayo 6, 2013 by marie

On commence le lundi soir avec Moderato Cantabile de Peter Brook, adaptation du livre de Marguerite Duras avec Jeanne Moreau et Jean-Paul Belmondo, 1960. On le passe au cinéma et exceptionnellement en 35 mm… les blancs sont d´une beauté sidérante, la texture du film est palpable, ça fait du bien aux yeux, ça fait chaud au cœur.

C´est l´histoire d´une Madame Bovary au XXème siècle. Femme d´un grand patron, mère d´un petit joueur de piano, Madame Desbaredes a l´air de s´ennuyer… mais cette après-midi proche du port, alors que l´enfant ne retient toujours pas ce que veut dire Moderato cantabile, un cri retentit.

Ce cri c´est celui d´une femme, assassinée par son amant dans le café au rez de chaussé.

Un crime passionnel? Que s´est-il passé?

Poussée par une curiosité grandissante le jour suivant Mme Desbaredes pousse la porte et s´aventure à demander un verre de rouge dans le lieu du crime.

Le verre est un de ces typiques verres d´époque qu´on est heureux de trouver dans une brocante, car un jour dans un placard chez notre mamie… il y en avait de ce genre.

Enfin le verre se transforme en deux… puis trois.

Rapidement elle se fait aborder par Mr Chauvin, qui travaille à l´usine de son mari. Il est charmant, un brin timide, un brin audacieux, il tente de répondre à ses questions sur l´assassinat. Il sent que ça l´intrigue alors il invente des histoires. Qu´importe la vérité, leurs regards s´aspirent mutuellement.

Ils se revoient, une fois, deux fois…

Mme Desbaredes ne pense plus qu´à ça… cette femme…

Travelling sur rivière, on est emporté avec elle. Elle aime le voir, elle veut se sentir vivre.

Puis elle veut trop le voir et l´autre femme, elle, cette femme… voulait qu´il la tue. C´est elle qui lui a demandé !

Elle voulait être sa chienne, et qu´il étrangle…

Mme Desbaredes veut sortir de ce monde, elle veut aimer à en crever au moins une fois. Elle veut qu´il l´aime, il ne l´aime pas.

Je suis déjà morte” dit-elle, avant de s´écrouler au sol dans son grand manteau blanc, un blanc toujours et encore plus…magnifique!

Ce film est assez déroutant… émouvant évidemment surtout au moment de cette montée en puissance  au final où notre belle blonde pète un plomb, ce repas mondain… entrecoupé de travelings de plus en plus fermés et oppressants… elle en peut plus, et nous non plus..

Puis,

ces quelques notes de piano. On les attend… on a soudainement besoin de les écouter, elles nous rassurent et nous transportent en même temps.

Un grand moment.

 

Mardi j´étais dans un tout autre genre: un documentaire de Malik Bendjelloul sur le chanteur Rodriguez, un artiste américain aux textes et à la voix captivante et enivrante.

Il a le spleen…

Il vit à Détroit, et visiblement…c´est loin d´être l´éclate. it´s hard babe…

Il passera totalement inaperçu aux Etats-Unis et continuera sa vie en exerçant dans le bâtiment. Pourtant en Afrique du sud c´est une icône de la révolte contre l´apartheid, lui, il l´ignorait.

Sans aucun doute, il s´agit d un musicien hors pair au destin romanesque,  avec son Sugar man et son I think of you, il m´a littéralement fait chavirer. Le doc est pas mal mais le musicien est bien mieux.

 

Enfin j´ai terminé la semaine avec des supers héros à moitié bof. Et pour compenser les autres protagonistes down down down de la semaine… ça a fait du bien !

Entre celui qui abandonne un enfant –déjà- abandonné le jeudi et celui qui laisse moisir une femme prisonnière sur son poteau le dimanche, Iron man 3 et Indiana Jones m´ont bien fait marrer !  Spielbierg en met plein les yeux : les couchers de soleil, les canions,  des serpents par centaines… et puis quand même les visages qui brûlent… ça envoyait du lourd !

Enfin, à la météo cinématographique de la semaine : de l´orage, du ciel gris et puis finalement du temps ensoleillé…