Archivo para enero, 2015

Sri Lanka avec mes vinaigrettes

Posted in Sin categoría on enero 28, 2015 by marie

Voyage mémorable avec mes amies d’enfance, décembre 2014.

J’en suis ici, enfant du monde.

Posted in Escritura / Ecriture, Temas del día on enero 20, 2015 by marie

Ce matin je me suis levée tôt. Réveillée de peur et d’envie de pisser je dus me sortir de la chaleur de la couette. A mon retour pétrifiée par la crainte de retourner dans ces affreux cauchemars, je resta là à écouter leurs respirations.

Zoé à ma droite se tenait comme à son habitude dans une posture bizarre. Elle me met des coups parfois la nuit, elle envahie le lit avec ses 3 doudous mais que c’est agréable de savoir que là encore elle est dans un beau et profond sommeil. Le volcan éteint…

La grande Clarisse sur son petit lit à nos pieds, tourne dans ses draps, prête à se réveiller d’un moment à l’autre. Ready to school !

C’est lundi, elles ont école et moi aujourd’hui je ne bosse pas.

L’école je l’aurais samedi au 104 et on regardera nos créations vidéos. Cette fois-ci il fallait faire un portrait, j’ai choisi Clarisse, comme une évidence.

Clarisse a toujours aimé que je la filme et moi j’aime la filmer, j’aime filmer sa sœur aussi mais Zoé est timide devant l’objectif elle préfère m’aider c’est tantôt la chef op, la scripte, la miss au clap. On tourne à deux et Clarisse c’est la présentatrice. Ce sont nos vidéos du club ! Et oui on est un club.

Un club d’aventurières.

Et même que bientôt on aura un trésor. D’ailleurs hier soir on s’est demandé ce qu’on allait y mettre dans ce trésor. Mais c’était pas facile …pas question de lâcher un avion Tintin ni un doudou, bon peut-être un stylo reçu à noël (« attend tu te fous de moi : en un mois ce stylo il peut pas être devenu déjà un trésor ?! » « mais c’est celui avec lequel j’ai écrit mon dernier livre !! »)…

Et oui les filles pour qu’il y ait trésor il faut que ce qu’on y mette ait de la valeur.

« Et toi t’y mettrais quoi tatie? » Ah ah, j’ai ma théière mais c’est trop gros… le collier offert par Simona…

Et bam, Simona était dans mon cauchemar et j’avais peur pour elle car elle devait sauter par une fenêtre, mais en fait elle survivait, partait, se transformait en Julie qu’on poursuivait aussi…Bref ce matin je l’avais vite oublié le trésor… et quand j’ai voulu leur raconter mes “malheurs nocturnes”, ça les a fait rire ! Quand ça me fait peur elles, ça les fait rire !

Ah oui ça au club on rit.

Bien que des fois je suis tentée de leur dire attention les filles vous allez pas rire tout les temps, la vie c’est pas du gâteau ! Comme un besoin de les rendre adulte plus vite…

Mais elles savent déjà tout et si elles ne savent pas elles imaginent…

Je n’ai vu qu’elles aujourd’hui.

Je suis restée là à boire du thé, à lire mes cours de ciné, à marquer noir sur blanc que le photon eh bien figurez vous que celui-ci il y est pour beaucoup dans l’invention du cinéma !

Quoi de plus… j’ai préparé une pizza, encore du thé, un mini tchat avec Simona (c’est bon ça va) suivi d’un skype avec Julie (elle aussi ça va c’est bon) et buche, de nouveau.

Puis elles sont réapparues, heureuses d’être venues seules de l’école à chez moi. Je leur avais dit « repassez prendre vos affaires si vous voulez je serais là » et bien dis… c’est la liberté ça !!! ça veut dire aller de chez tatie à la maison seules pour le première fois.

« La liberté de mouvement c’est être adulte » me disait Clarisse l’autre jour.

Je leur ai proposé de goûter, j’étais allée leur acheter du jus de goyave (number 2 des jus de fruits préférés), « super des marronssuis ! » s’’écria Zoé. Je leur ai parlé du livre que je venais de recevoir sur Frida Kahlo, du pourquoi c’était titré « souffrance et passion », de ses autoportraits, de Diego, du Mexique… Ah…

Elles ne s’attardèrent pas trop, la liberté il faut la savourer.

« Vous m’appelez quand vous êtes arrivées ? ». 8 minutes plus tard, mon téléphone sonnait. OK, tout est OK.

Puis 3 heures après, j’ai trouvé sur mon étagère le Cd d’Indila prêté par Clarisse. Elle est fan. Je l’ai su la semaine dernière quand je la filmais pour le portrait. Je lui avais demandé ce qu’elle écoutait en ce moment. Elle avait mis le CD, s’était assise, sérieuse, presque grave, elle connaissait les paroles par cœur, moi je ne savais même pas qui c’était Indila !

Alors ce soir j’ai écouté Indila. Et qu’est ce qu’elle dit Indila ? Elle parle de “douce souffrance”, de danse, de vol, de peine, de fuite, et tout ça… les filles elles le comprennent très bien.

J’ai pas besoin de parler de l’accident de Frida à Coyoacan ou de mes cauchemars… on sait que c’est pas du gâteau la vie…Indila aussi a peur! Alors elle danse, danse et court dans le vent, sous la pluie, à Paris, et ça, avec google maps c’est beaucoup plus facile à imaginer !

Alors moi aussi j’imagine…

J’imagine que mes nièces ne grandissent jamais, qu’elles en soient qu’au début début, que notre club vive plein d’aventures, et que notre trésor de merdouilles on ait le temps de l’oublier pour s’en rappeler ensuite !

Car comme dit si bien Clarisse, l’écrivaine :

« Ma vie c’est une histoire, on vit une histoire, y a un début une fin.

Enfait…c’est comme un auteur géant là il en est ici…

et il a pas encore décidé de la fin. »