Archivos para noviembre, 2015

Au sujet des croyances

Posted in Escritura / Ecriture on noviembre 25, 2015 by marie
Je ne crois pas en Dieu,
ni en la fiabilité de la SNCF,
aux caprices d’un gosse,
aux sourires des commerciaux,
aux saucisses végétales,
aux grandes phrases dites dans les micros.
Je ne crois pas que le violence aide,
que la gentillesse sauve,
que l’on peut être parfait,
que la pluie soit moche.
Je ne crois pas en l’agressivité,
aux politiciens,
au marketing qualifié de science,
aux systèmes pyramidaux,
je me méfie des mouvements trop solidaires.
Je crois en l’Homme,
au pouvoir d’un coucher de soleil,
à la convivialité d’une raclette.
Je crois mon neveu
quand il me dit que c’est un chevalier.
Je crois que le rire est vital,
que l’art est nécessaire,
la curiosité, généreuse,
l’amitié, importante.
Je crois aux émotions dupliquées,
aux thés noirs parfumés,
au langage international,
aux blagues Carambar.
Je crois que l’homme a peur de l’homme et qu’il est capable du pire.
Enfin…
comme l’homme croit qu’il a  toujours raison,
au sujet des croyances
croyez moi,
on n’est pas sorti de l’auberge.

Mexico

Posted in Video on noviembre 12, 2015 by marie

Boum !

Posted in Musica / Musique, Video on noviembre 11, 2015 by marie

5,7 kms

Posted in Escritura / Ecriture, Musica / Musique, Video on noviembre 2, 2015 by marie

A chaque visite, annuelle ou biannuelle, en été ou en hiver, seule ou accompagnée, pour 2 jours ou 2 semaines ; à chaque visite, je prends cette route.

Je n’ai pas besoin de régler le fauteuil, ma mère est petite et moi j’aime être proche des pédales, le rendu auto est raccord, je démarre.

Je longe le cours d’eau,

Je visualise le coin où on campait,

Je remarque les feuilles dorées, leur ombre se dessine sur la rivière.

La route est sinueuse,

Je roule sur ses courbes et m’enfonce dans les travers montagneux.

L’eau et moi, nous nous faisons la course.

Je la traverse par le pont et m’approche de la ville minière.

Un passage d’une trentaine de kilomètres familiers s’annonce,

5,7 d’entre eux relient A à B.

J’ai parcouru ce bout de route des milliers de fois.

Un grand laps de temps est retenu dans cette courte distance,

A l’inverse des milliers de kilomètres se consomment en quelques heures.

Face au chamboule tout qui agite ma tête,

Les mains sur le volant, je me prends à rêver.

J’imagine que j’effleure la route,

Je suis à 10 centimètres du sol,

Le tracé de l’asphalte passe du plomb au gris, du gris à l’argenté.

Je me charge du soleil qui cogne et profite de la ligne droite pour prendre de la vitesse.

Je dépasse ma voiture,

Je dépasse ma vie.

Je rêve que je décolle,

Je m’élève dans les airs et m’approche du soleil.

Puis, 10 kms plus tard, je dois tourner à gauche.

La route me mène chez Hélène, le frein à main marque la pause.

Chez Hélène on est bien,

Le feu de cheminée est allumé, j’entre pour me réchauffer,

En 1 seconde le besoin de rêver s’est éloigné.

///

Il y a 3 ans, je venais de parcourir plus de 200 kms au Brésil, je prenais le train pour le sud. J’écoutais la musique de mon ami Laurent Mayanobe, je filmais les kilomètres qui défilaient devant moi.

“des kilomètres de nuit noire, de soleil levant…”