Archivo para marzo, 2016

Des films 4* et du cinéma expérimental

Posted in Cine on marzo 11, 2016 by marie

Le week-end dernier, sur 7 films vus 3 ont reçu la meilleure note de mon classement, à savoir ****.
Ils viennent donc rejoindre les “Shokuzai” de Kurosawa, “Soleil de plomb” de Matanic, et autre Reygadas, Saura, Guerra et Coppola.
Comme c’est quand même pas tous les jours que j’ai la chance de voir des films****, il m’a semblé que les inscrire ici était nécessaire.

Il y a tout d’abord “Ascenceur pour l’échafaud” de Louis Malle sorti en 1959 avec la belle Jeanne Moreau. J’aime ces deux histoires de couples : celui qui s’enfuit et celui qui ne parvient pas à se trouver. J’aime les plans de Jeanne Moreau qui rongée par la folie aire toute la nuit, se questionne et fait face à la pluie, la musique de Miles Davis, la bêtise de se retrouver coincé dans un ascenseur qui laisse place à une jeunesse enflammée.

Dans un tout autre genre, il y a eu ensuite “Close up” d’Abbas Kiarostami, Iran, 1990.
C’est l’histoire d’un gars pauvre qui se fait passer pour un réalisateur, un peu par hasard, un peu par faim… il se laisse entraîner dans son propre jeu qui le mènera devant un tribunal auquel il devra répondre de ses actes. L’histoire est basée sur des faits réels, interprétée par les protagonistes de l’affaire même.
C’est simple et émouvant, une vraie pépite humaine, mon coup de cœur.

Puis, un film sur la folie…”Shock corridor” de Samuel Fuller sorti en 1963, une année après “Vol au dessus d’un nid de coucou”.
Un journaliste pour mener une enquête sur un meurtre qui a eu lieu dans un hôpital psychiatrique, décide de s’y faire interné… évidemment uns stratégie coûteuse.
C’est progressivement flippant, dérangeant, pertinent. A noter l’insertion de plans en couleur lors des délires des patients, tournés bien avant ce film lors d’un autre projet de Fuller, des cascades d’eau à tomber à la renverse.

Enfin, cette semaine c’est cinématographiquement bien conclue avec la découverte d’un ovni, du cinéma expérimental dont j’ai encore du mal à me remettre… le 1er film de la trilogie des Qatsi de Godfrey Reggio à savoir “Koyaanisqatsi, la prophétie” sorti en 1982. C’est juste complètement hallucinant, on croirait un trip sous drogue (même si maman je n’ai jamais pris de drogue!), un voyage dans des images complètement perturbantes et magnifiques à la fois. Déjà le film commence sur le générique de fin projeté en sens inverse sur une durée de 4 minutes , avec ça tout est dit, on est complètement déstabilisé et c’est tant mieux!
il fallait osé… le faire, il faut aussi oser le voir, c’est un réelle expérience.

Pursuit of loneliness

Posted in Artículos / Articles, Cine on marzo 9, 2016 by marie

Aujourd’hui sort en salle le très beau film Pursuit of loneliness de Laurence Thrush pour lequel j’ai écrit un texte pour le dépliant ACID, à télécharger ici ou à lire directement là :

Quel est le sens d’une vie ?
Quel est le sens d’une vie dont l’unique trace visible se résume à deux chiens, des montagnes de papiers, des vêtements avec étiquettes, un nom, un seul, celui de la pharmacienne ?
Cynthia R-A-T-S-C-H se meurt dans l’anonymat le plus absolu.
Personne pour la pleurer, personne pour payer la note d’hôpital, personne pour récupérer ses objets. Des objets révélateurs du « syndrome de Diogène » qui en disent long sur l’isolement de cette personne âgée.
Pour traiter le thème de la fin de vie dans la solitude, Laurence Thrush fait le choix d’un montage subtil entre la vie quotidienne d’un hôpital surchargé, façon documentaire, et celle de la future mourante dont les dernières heures s’écoulent lentement.
Cynthia a chaud. Elle va mourir, elle est déjà morte, qu’importe. Elle veut la même coiffure que celle de la publicité, le bijou du téléachat, elle veut que son ventilateur la rafraîchisse.
Parallèlement, le grand défilé des professions « socialcare » se déploie  : il y a ceux qui soignent, ceux qui veillent, ceux qui accompagnent, remplacent, nettoient.
Avec une respectueuse distance caméra, le spectateur entre dans le monde bien vivant de la mort : un indice, une enquête et des procédures à n’en plus finir, parfois quasi comiques. Un monde qui fait « ce qu’il faut bien que quelqu’un fasse » avec un professionnalisme touchant.
Les questions effrayantes sont alors balayées par de nombreuses respirations. Les choses sont posées simplement, la photographie en noir et blanc protège, les rires rassurent, la vie continue.
http://www.youtube.com/watch?v=7SH9jnhVz5Y