Archivo para junio, 2016

Génération 1960

Posted in Cine on junio 27, 2016 by marie

Chronique d’un été est un film d’Edgar Morin et Jean Rouch tourné en 1960. C’est une expérience cinématographique dans laquelle les réalisateurs demandent à des gens de se livrer tout en questionnant leur rapport au bonheur.

“On ne se pose pas la question du bonheur, c’est peut-être pour ça qu’on se considère comme heureux,
parce que si on se pose le problème du bonheur,
qui est un mot assez creux,
parce que se poser le problème du bonheur, c’est se poser le problème du malheur,
c’est ridicule”.

1961, ce sont des gens modestes, des ouvriers qui galèrent, des gens avec quelques idéaux, des jeunes sans espoir, des gens qui ont tout compris, des gens qui doutent, des gens qui se rencontrent.
Le film est un  véritable témoin d’une époque et de ses problèmes : Guerre d’Algérie, la crise congolaise, on est au lendemain de la 2de GM.
Il respire aussi l’envie de mettre en lumière des façons de penser, des façons d’être, véritables reflets de la richesse de la diversité humaine et des les confronter entre elles.
Son dispositif est d’autant plus intéressant qu’il intègre la pleine participation des réalisateurs dans cette expérience, eux-mêmes se questionnant sur ce qu’ils font, questionnant les protagonistes et organisant  une projection avec les participants du film pour qu’ils donnent leurs avis. A la fin de cette projection une fille de 12 ans s’exclame  “c’est moins drôle que du Charlot”!
C’était comment quand mes parents étaient gamins?
Les dames portaient des talons qui sur le carrelage du métro s’écoutaient en écho, Paris était Noir et blanc, les gens habitaient en hauteur et regardaient le monde depuis des lucarnes. Les gens étaient inquiets, seuls, en couple, soumis au travail, heureux d’avoir du temps pour “bricoler”. Ils aimaient échanger, avoir des avis sur tout, puis en douter, un peu, à la folie ou pas du tout.

Est-ce qu’on a bien changé depuis?
En tout cas, on se pose les mêmes questions… C’est quoi le bonheur? A quoi ça sert de travailler ? Qu’est qu’il nous manque pour être heureux ?
Et toi… tu es qui ? qui sommes nous?

Pour un moment, grâce à ce très beau film de Morin et Rouch, toutes ces vies convergent et se retrouvent sur la même pellicule, le après et le avant on s’en fout, la réalité de ces gens en 1960, c’était celle-là, avec des hauts et avec des bas.

 

Alice Guy

Posted in Cine on junio 26, 2016 by marie

Alice Guy est la première femme cinéaste au monde. Elle est née au 19ème d’une relation extra conjugale entre une française aisée et un resistant chilien. Elle grandit en Suisse, Chili et France,  rejetée par son père “adoptif” qui tenait des librairies. Elle fait ses débuts à Gaumont en tant que sténographe, ce qui pour l’époque est rare pour une femme. Elle découvre l’invention du cinéma en avant-première et très vite elle voudra aussi filmer. Ses films très courts rencontrent un vif succès et de ce fait elle se voit nommée directrice de production. Elle enchaîne les tournages et donne ainsi matière à Gaumont qui loue ses films aux forains. Elle côtoie les grands de l’époque comme Feuillade et réalise même un film sur la vie de Jesus qui aura mobilisé plus de 300 personnes.
Passé les 30 ans elle se marie avec un commercial de Gaumont et part aux Etats-Unis. Elle fonde une famille puis recommence à tourner et crée ses propres studios : Solax.
Plus tard, son mari la quitte et elle suit sa fille en France où elle passera 30 ans sans plus rien filmer avant de retourner aux Etats-Unis où elle meurt à 90 ans.
Elle reçoit tardivement des reconnaissances internationales pour son travail mais la plupart de ses films ont aujourd’hui disparu.

 

Et bim!

Posted in Musica / Musique on junio 22, 2016 by marie

Dans “Illégitime” superbe film d’Adrian Sitaru…

En boucle

Posted in Musica / Musique on junio 20, 2016 by marie