Génération 1960

Chronique d’un été est un film d’Edgar Morin et Jean Rouch tourné en 1960. C’est une expérience cinématographique dans laquelle les réalisateurs demandent à des gens de se livrer tout en questionnant leur rapport au bonheur.

“On ne se pose pas la question du bonheur, c’est peut-être pour ça qu’on se considère comme heureux,
parce que si on se pose le problème du bonheur,
qui est un mot assez creux,
parce que se poser le problème du bonheur, c’est se poser le problème du malheur,
c’est ridicule”.

1961, ce sont des gens modestes, des ouvriers qui galèrent, des gens avec quelques idéaux, des jeunes sans espoir, des gens qui ont tout compris, des gens qui doutent, des gens qui se rencontrent.
Le film est un  véritable témoin d’une époque et de ses problèmes : Guerre d’Algérie, la crise congolaise, on est au lendemain de la 2de GM.
Il respire aussi l’envie de mettre en lumière des façons de penser, des façons d’être, véritables reflets de la richesse de la diversité humaine et des les confronter entre elles.
Son dispositif est d’autant plus intéressant qu’il intègre la pleine participation des réalisateurs dans cette expérience, eux-mêmes se questionnant sur ce qu’ils font, questionnant les protagonistes et organisant  une projection avec les participants du film pour qu’ils donnent leurs avis. A la fin de cette projection une fille de 12 ans s’exclame  “c’est moins drôle que du Charlot”!
C’était comment quand mes parents étaient gamins?
Les dames portaient des talons qui sur le carrelage du métro s’écoutaient en écho, Paris était Noir et blanc, les gens habitaient en hauteur et regardaient le monde depuis des lucarnes. Les gens étaient inquiets, seuls, en couple, soumis au travail, heureux d’avoir du temps pour “bricoler”. Ils aimaient échanger, avoir des avis sur tout, puis en douter, un peu, à la folie ou pas du tout.

Est-ce qu’on a bien changé depuis?
En tout cas, on se pose les mêmes questions… C’est quoi le bonheur? A quoi ça sert de travailler ? Qu’est qu’il nous manque pour être heureux ?
Et toi… tu es qui ? qui sommes nous?

Pour un moment, grâce à ce très beau film de Morin et Rouch, toutes ces vies convergent et se retrouvent sur la même pellicule, le après et le avant on s’en fout, la réalité de ces gens en 1960, c’était celle-là, avec des hauts et avec des bas.

 

Responder

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión / Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión / Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión / Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión / Cambiar )

Conectando a %s

A %d blogueros les gusta esto: