Besoin de prendre l’air

Ton ciel est bas Picardie

Tes plaines sont belles,

tes couleurs, tes gens, tes nuits,

tout me va…

Mais putain ça manque d’air ici!

C’est un trop plein de toi Picardie,

Ma passion pour le cinéma vis en toi,

Chaque jour à Beauvais,

j’entre dans la salle, je l’ai là,

tout près de moi,

comme un chat qui ronronne un soir où il fait froid.

Ce cinéma je l’aime,

je m’y fais plaisir

et je crois encore pouvoir le remplir.

Parler des films avec des jeunes lycéens,

recevoir des “j’ai pas pleuré Madame” des écoliers après “ET”

se faire des sessions privées entre copains le midi,

avoir des cinéphiles me racontant leurs derniers films,

voir de nouveaux visages qui auront la surprise, une fois passé la billetterie,

de pouvoir amplement choisir leur place dans cette grande et asymétrique salle.

Elle est vieille mais elle a de la gueule!
C’est le bordel mais ça fonctionne encore!

Et toi-même tu ris, tu pleures et même tu danses

devant ce putain d’écran.

Putain d’écran blanc qui me bouffe la vie

de Barcelone en passant par Belfort pour atterrir en Picardie.

Mon écran préféré en Picardie

ce sont les champs de blé au mois de juin.

Ces vastes étendues de jaune contrastant avec le vert,

c’est du pur Brésil.

T’y rajoutes les ailes des éoliennes

et tu es dans de la science-fiction picarde!

Pas étonnant que j’en rencontre des phénomènes picards!

Picardie, tes habitants… c’est quelque chose!

Ah on ne s’ennuie pas ne Picardie!

Même si ton horizon est plat,

tes gens, laisse moi te dire, ils ne manquent pas de saveurs!

Ah ils sont denses les Picards, je n’en connais pas deux pareils!

Oui ils disent “une t’chote bière” de la même façon

mais quelle diversité de vies arpente tes veines.

Les Picards, vous êtes entrés dans mon cœur,

que ce soit à la terrasse d’un café,

dans un bureau, devant un concert

ou la tête sur l’oreiller,

vous m’en avez donné des émotions cette année!

Mais ces émotions elles sont lourdes à porter sous ce ciel si bas,

les nuages m’empêchent de voler haut

alors bon…

ne m’en veux pas Picardie

mais là, j’ai ma dose de toi.

Faut que j’aille vers des cieux dégagés,

là où tout s’envole simplement,

là où ça respire.

Couper les écrans et regarder la vraie vie,

sans se faire 1000 films à la seconde,

laisser l’esprit divaguer au rythme des vagues,

sous un soleil enivrant,

ne serait-ce qu’un mois de temps.

Je reviens donc Picardie,

à la rentrée ton blé aura été récolté,

à quoi ressembleront tes si belles plaines?

et cette fois, quel cinéma tu inventeras pour moi ?

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