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Cannes I be honest ?

Posted in Cine, Escritura / Ecriture on mayo 26, 2019 by marie

72ème édition du Festival de Cannes, 3ème pour moi.
5 jours complets, 27 films, 50 kms marchés, 0 repas assis, nombreuses émotions traversées.

Le festival de Cannes ressemble de loin à un endroit qui vend du rêve, glamour, chic, soleil, ça brille, ça brille… Pour ma part, c’est l’occasion de voir plein de films, de 8h30 à minuit, c’est aussi le parcours du combattant. Ambiance guerrière, agressive et bien souvent ridicule, Cannes est aussi un lieu très représentatif d’une humanité qui va mal. 

Chaque jour je parcours environ 9 km pour tenter de maintenir ma moyenne journalière : 5 films. Levée 7h du mat, couchée à 1h, c’est un marathon où on passe beaucoup de temps à marcher vite et attendre, sous la pluie, dans le vent et parfois -pas trop cette année- sous le soleil. 

Dans les files d’attente, gare à vous si vous doublez quelqu’un -même si ce dernier va passer-, chacun tient son poste, à l’affut de quelconque mouvement. On est nombreux, très nombreux à vouloir voir ces films.
Films venus d’ici, de là, films dramatiques, terribles, barrés, drôles, légers. Des hommes sous l’eau, des filles au soleil, des lieux où on n’ira jamais, des histoires qui nous émeuvent, qui nous surprennent ou nous emmerdent.

On en veut. On en veut plein. 

Cette boulimie filmique peut avoir des conséquences assez négatives sur le comportement individuel.
La bienveillance, la générosité, la politesse ?  Va te faire voir! 

“ça applaudit à la fin d’un Ken Loach et ça te bouscule dans les escaliers”. 

Rien à foutre.

De grands nuages de laque embaument la croisette même une fois que le stand l’Oréal a fermé.
Beaucoup de monde vêtu de paillettes et d’argent se promène le soir en bord de mer, espérant pouvoir rentrer en soirée.

Ici il faut voir, voir une star pour certains, voir un film pour d’autres, et malheureusement se faire voir.

Le matin les premiers festivaliers se dépêchent pour l’entrée en salle à 7H45, les travailleurs eux nettoient le sol, plantent, rangent, ordonnent le sable et installent les transats.
Les sans abris ont encore le droit de squatter un peu face aux yachts.

L’arrogance des riches, celle de ceux qui voudraient l’être, et le luxe omniprésent me donnent la nausée.

Cannes est rageante, triste et décevante. 

Et pourtant…

Pourtant Cannes m’offre à chaque fois un shoot d’émotions dont je raffole.

Au delà du superflu visible de loin, à l’intérieur des salles c’est encore plus dur et plus fort selon les films, les émotions à peine ressenties font place à d’autres et encore à d’autres. On est dans un état curieux entre projection, réception et voyage planant.

Emmenez nous voir des jeunes, des vieux sans mémoire, des gens qui s’aiment encore, se détestent violemment, baisent sur des bateaux, tuent au couteau, bouffent des serpents dans la jungle, se baladent en ville ou sur des plages dorées, explorent des lieux SM. Mettez nous en colère, faites nous pleurer, rire, frémir, réfléchir, et même faites nous perdre notre temps. On est là pour ça.

Cannes c’est aussi du partage, des salles pleines, des expériences collectives jusqu’à 1000 devant le même écran, des débriefs matinaux en salle ou tardifs sur le balcon avec d’autres, pour qui, le cinéma a surement été comme pour toi la plus belle rencontre de leur vie.

Ce cinéma dans le quel on se love, on s’éloigne, on s’isole, on se protège du reste du monde et on s’abandonne comme à la meilleure drogue existante sur le marché. Alors courir, déménager, louper une soirée, un déjeuner, refaire sa vie, moins voir ses amis, ne pas rappeler sa mère pour un film ? 

Moi je suis partante, au moins quitte à voir la bienveillance disparaître, je préfère que ça se fasse sur un écran la lumière éteinte. 

Et puis,

Et puis de retour dans le ch’nord, en descente de trip, après un voyage interminable en mode “sas”, je prends le TER. En sortant de celui-ci à Gare du nord, je croise un homme habillé de jaune et micro aux lèvres, il essaie de maîtriser la foule qui sort. Il est grand, noir, avec un magnifique sourire, il nous dit gentiment “voilà doucement la sortie…on laisse passer, et je vous souhaite une bonne soirée…allé ! plus qu’un jour et c’est le week-end messieurs dames!”. Reconnectant avec le moment présent, une lumière jaillit de ce lieu souterrain et je souris enfin pour la première fois de la journée. Laissant les émotions cannoises de côté, je vis alors en lui toute la beauté du monde, pensant que sur une chanson de Christophe ou Morricone, filmé en plan serré, ce mec-là aurait bien sa place au cinéma.  

Close-up, final scene

Posted in Cine, Escritura / Ecriture on julio 5, 2016 by marie

Lundi 4 juillet
Ce soir je regarde “Close-up” d’Abbas Kiarostami, un film magnifique dans une belle salle de cinéma… dans “ma” salle de cinéma!
Puis je ne suis pas seule (ouf!) !
Il n’y a pas d’invités particuliers, c’est le “RDV des Cinéfreaks”! Enfin c’est plutôt une excuse pour rassembler des gens autour d’un verre puis surtout autour d’un film.
Des gens sont venus donc boire un verre, voir le film, par sympathie, par curiosité, par envie… Enfin, ils sont là, on est là, pour le cinéma.

Ce film c’est un peu un “ovni” cinématographique entre documentaire et reconstitution, entièrement inspiré d’un fait réel et joué par les vrais protagonistes. Il n’est pas des plus facile “d’accès” mais doté d’une profonde part d’humanité, j’étais impatiente de le programmer ici.

C’est l’histoire de Mr Sabzian en Iran en 1989.
Mr Sabzian est profondément passionné de cinéma, Mr Sabzian est pauvre et un jour dans le bus il commence à se faire passer pour le grand réalisateur Makhmalbaf.
Pourquoi faire ?
Pour manger, pour qu’on le respecte, par amour à l’art, au cinéma?
“L’art c’est ce qu’on développe à l’intérieur” et “Mr Makhmalbaf a su capter toute la souffrance que je n’arrivais pas à décrire…”
C’est un amoureux,
un amoureux du cinéma.
Quoi qu’il en soit, amoureux ou pas, tel un garçon qui a fait une bêtise, on l’arrête et on le juge…
Retour à la réalité, interrogé par le juge, interrogé par la caméra, on ne pas rêver d’être quelqu’un d’autre Mr Sabzian! On ne peut pas échapper à ce que nous sommes voyons!
On peut quand même encore rêvé, non ?

Mardi 5 juillet
Plus concrètement, hier j’ai “rêvé” que pour ce 1er RDV Cinefreaks nous serions… allé.. au moins 10 …(!),
nous étions 18 !
La qualité et non pas la quantité” CR@Perrine :).
18 à voir ce film, certains à l’aimer ou pas, plus ou moins, en tout cas…
18 à être là ensemble dans cette salle obscure, devant cet écran pour voir, sentir, partager.
C’est ce que j’aime le plus dans le fait de travailler dans le cinéma, au delà de sa diversité passionnante, ce qui me fascine c’est sa capacité à rassembler des gens différents pour leur faire vivre un moment commun dans lequel parfois ce public d’accord ou pas, se rencontre.

Nous sommes sortis de la séance et j’ai appris la mort du réalisateur à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer.
Coïncidence curieuse alors que son oeuvre vivait pleinement pour 18 d’entre nous hier soir, lui partait ailleurs…
Étrange moment, mystique situation?

Je repense alors au film et à cette scène finale et inoubliable où le vrai Mr Makhmalbaf embarque Mr Sabzian à sa sortie de prison.
Pour ma part je ne peux m’empêcher de pleurer devant la beauté de la rencontre réelle et rêvée entre le passionné et le passionnant…
Ah qu’il est -finalement- bon de rêver.
Accompagnés d’une fleur rouge, ces deux êtres sensibles et véritables en mouvement dans la ville nous offrent un plaisir baigné de tristesse de nous échapper.

Son auteur aujourd’hui nous échappe aussi, mais son oeuvre reste bien vivante, offerte tel un cadeau à ceux qui comme moi la découvrent à peine…

Le vrai rêve du cinéma c’est que ses étoiles ne meurent jamais.

Génération 1960

Posted in Cine on junio 27, 2016 by marie

Chronique d’un été est un film d’Edgar Morin et Jean Rouch tourné en 1960. C’est une expérience cinématographique dans laquelle les réalisateurs demandent à des gens de se livrer tout en questionnant leur rapport au bonheur.

“On ne se pose pas la question du bonheur, c’est peut-être pour ça qu’on se considère comme heureux,
parce que si on se pose le problème du bonheur,
qui est un mot assez creux,
parce que se poser le problème du bonheur, c’est se poser le problème du malheur,
c’est ridicule”.

1961, ce sont des gens modestes, des ouvriers qui galèrent, des gens avec quelques idéaux, des jeunes sans espoir, des gens qui ont tout compris, des gens qui doutent, des gens qui se rencontrent.
Le film est un  véritable témoin d’une époque et de ses problèmes : Guerre d’Algérie, la crise congolaise, on est au lendemain de la 2de GM.
Il respire aussi l’envie de mettre en lumière des façons de penser, des façons d’être, véritables reflets de la richesse de la diversité humaine et des les confronter entre elles.
Son dispositif est d’autant plus intéressant qu’il intègre la pleine participation des réalisateurs dans cette expérience, eux-mêmes se questionnant sur ce qu’ils font, questionnant les protagonistes et organisant  une projection avec les participants du film pour qu’ils donnent leurs avis. A la fin de cette projection une fille de 12 ans s’exclame  “c’est moins drôle que du Charlot”!
C’était comment quand mes parents étaient gamins?
Les dames portaient des talons qui sur le carrelage du métro s’écoutaient en écho, Paris était Noir et blanc, les gens habitaient en hauteur et regardaient le monde depuis des lucarnes. Les gens étaient inquiets, seuls, en couple, soumis au travail, heureux d’avoir du temps pour “bricoler”. Ils aimaient échanger, avoir des avis sur tout, puis en douter, un peu, à la folie ou pas du tout.

Est-ce qu’on a bien changé depuis?
En tout cas, on se pose les mêmes questions… C’est quoi le bonheur? A quoi ça sert de travailler ? Qu’est qu’il nous manque pour être heureux ?
Et toi… tu es qui ? qui sommes nous?

Pour un moment, grâce à ce très beau film de Morin et Rouch, toutes ces vies convergent et se retrouvent sur la même pellicule, le après et le avant on s’en fout, la réalité de ces gens en 1960, c’était celle-là, avec des hauts et avec des bas.

 

Alice Guy

Posted in Cine on junio 26, 2016 by marie

Alice Guy est la première femme cinéaste au monde. Elle est née au 19ème d’une relation extra conjugale entre une française aisée et un resistant chilien. Elle grandit en Suisse, Chili et France,  rejetée par son père “adoptif” qui tenait des librairies. Elle fait ses débuts à Gaumont en tant que sténographe, ce qui pour l’époque est rare pour une femme. Elle découvre l’invention du cinéma en avant-première et très vite elle voudra aussi filmer. Ses films très courts rencontrent un vif succès et de ce fait elle se voit nommée directrice de production. Elle enchaîne les tournages et donne ainsi matière à Gaumont qui loue ses films aux forains. Elle côtoie les grands de l’époque comme Feuillade et réalise même un film sur la vie de Jesus qui aura mobilisé plus de 300 personnes.
Passé les 30 ans elle se marie avec un commercial de Gaumont et part aux Etats-Unis. Elle fonde une famille puis recommence à tourner et crée ses propres studios : Solax.
Plus tard, son mari la quitte et elle suit sa fille en France où elle passera 30 ans sans plus rien filmer avant de retourner aux Etats-Unis où elle meurt à 90 ans.
Elle reçoit tardivement des reconnaissances internationales pour son travail mais la plupart de ses films ont aujourd’hui disparu.

 

A voir et à écouter!

Posted in Cine, Musica / Musique on abril 25, 2016 by marie

Brian was in Beaune, so did I…

Posted in Cine, Temas del día on abril 4, 2016 by marie

Du 30 mars au 3 avril a eu lieu dans la ville de Beaune le 8ème festival international du film policier.
Comme cette année je “festivale”, que je suis munie d’une carte SNCF week-end et tout dernièrement du Pass Picardie… m’enfin pourquoi s’en priver?
Alors c’est parti pour 3 jours sous un temps déprimant, accompagnée par des cinéphiles heureusement pas déprimants du tout, un peu de vin de Bourgogne, 12 films et une inoubliable masterclass avec Brian de Palma, oh yeahhhh!!!!

Globalement l’accès au festival est assez curieux : pas d’espace pour se restaurer, des salles dites complètes alors qu’il reste souvent des places et pas de vente de ticket sinon des pass à 50 €! Dommage…
Au niveau de la programmation, je n’ai pas ressenti clairement la dimension policière, que ce soit dans la compétition de film de “sang neuf” ou la compétition officielle, le niveau de tension varie relativement selon les films, avec 2-3 films un peu longuets, 5-6 films plutôt intéressants-bien, 1 classique et 3 films à retenir.

Tout d’abord celui qui me hante encore LES ARDENNES, le premier long-métrage de Robin Pront, jeune réalisateur belge de 30 ans à suivre de très très près.
Le topo: deux frères galériens, l’un sort de prison, l’autre ne sait pas comment lui dire que “beaucoup de choses ont changé pendant ton absence” et que notamment il est tombé amoureux de sa copine. Secret, peur de vengeance, l’histoire avance dans un sombre décor, entre réunion de AA et carwash tenu par un pourri, peu de soleil brille par ici… Le spectateur est pris dans la tourmente, ce qui l’attend est d’une puissance violente, accompagnée d’une claque sonore composée par Hendrik Willemyns, BAM !
les vacances dans les Ardennes… on s’en souviendra!

Mon deuxième coup de cœur, EL DESIERTO, le deuxième long du fils Cuaron, réalisateur de Gravity, alors certes, quand on est “fils de…”, on n’est pas nés sous la même étoile mais le sang ne donne pas  forcément droit au talent or Jonas en a ! Tout simplement parce que pour aborder le sujet de l’immigration Mexique-States, il ne nous fait pas de longues scènes horribles où on pleure à chaudes larmes, non, il nous balance un crazy ricain accompagné de son chien Tracker qui se lancent à la poursuite de quelques Mexicains qui tentent de traverser ce putain de désert et de lui échapper.
On est scotché, on s’enfonce au fur et à mesure dans le fauteuil, tétanisé à l’idée que le beau Gael Garcia Bernal se fasse rattraper et bouffer sauvagement par Tracker.
On appréciera aussi la musique composée par Woodkid et le traitement du son, la roche qui s’effrite sous les pas de course d’un chien enragé en plein soleil donne bien plus de frisson que les films à chiffres “chocs”.

Enfin, continuons avec les paysages désertiques où notre regard et notre raison vagabondent sans but.
COP CAR de Jon Watts, un film qui ne sortira malheureusement pas en salles mais direct en DVD,  a aussi son crazy guy, le sheriff qui entame une course poursuite contre deux gamins franchement attachants mais qui manque de bol, lui ont volé sa voiture.
Même si la situation va tourner vraiment très mal… on se marre franchement (Kevin Bacon est magique!) et sans en faire des tonnes l’histoire a sa teneur de rebondissements.
Retenons tout de même que voler une voiture d’un sheriff cocainomane, it’s wrong!

Avec ces 3 pépites il y aussi LA rencontre avec Brian de Palma.
Une masterclass d’1h30 animée par JF Rauger de la Cinémathèque française où le réalisateur nous a parlé de ses débuts avec la bande du nouvel Hollywood (Scorcese, Coppola, Spielberg), de ses influences (Chaussons rouges, Vertigo), du travail sur la musique avec la “temptrack”, des tecniques telles que le “splitscreen”, et de l’espace avec la mise en place du décor (extrait de L’Impasse).
J’en garde une très belle émotion, Brian in Beaune, c’est une générosité en anecdotes et en amour du cinéma qui nous a ravie ! 🙂

Des films 4* et du cinéma expérimental

Posted in Cine on marzo 11, 2016 by marie

Le week-end dernier, sur 7 films vus 3 ont reçu la meilleure note de mon classement, à savoir ****.
Ils viennent donc rejoindre les “Shokuzai” de Kurosawa, “Soleil de plomb” de Matanic, et autre Reygadas, Saura, Guerra et Coppola.
Comme c’est quand même pas tous les jours que j’ai la chance de voir des films****, il m’a semblé que les inscrire ici était nécessaire.

Il y a tout d’abord “Ascenceur pour l’échafaud” de Louis Malle sorti en 1959 avec la belle Jeanne Moreau. J’aime ces deux histoires de couples : celui qui s’enfuit et celui qui ne parvient pas à se trouver. J’aime les plans de Jeanne Moreau qui rongée par la folie aire toute la nuit, se questionne et fait face à la pluie, la musique de Miles Davis, la bêtise de se retrouver coincé dans un ascenseur qui laisse place à une jeunesse enflammée.

Dans un tout autre genre, il y a eu ensuite “Close up” d’Abbas Kiarostami, Iran, 1990.
C’est l’histoire d’un gars pauvre qui se fait passer pour un réalisateur, un peu par hasard, un peu par faim… il se laisse entraîner dans son propre jeu qui le mènera devant un tribunal auquel il devra répondre de ses actes. L’histoire est basée sur des faits réels, interprétée par les protagonistes de l’affaire même.
C’est simple et émouvant, une vraie pépite humaine, mon coup de cœur.

Puis, un film sur la folie…”Shock corridor” de Samuel Fuller sorti en 1963, une année après “Vol au dessus d’un nid de coucou”.
Un journaliste pour mener une enquête sur un meurtre qui a eu lieu dans un hôpital psychiatrique, décide de s’y faire interné… évidemment uns stratégie coûteuse.
C’est progressivement flippant, dérangeant, pertinent. A noter l’insertion de plans en couleur lors des délires des patients, tournés bien avant ce film lors d’un autre projet de Fuller, des cascades d’eau à tomber à la renverse.

Enfin, cette semaine c’est cinématographiquement bien conclue avec la découverte d’un ovni, du cinéma expérimental dont j’ai encore du mal à me remettre… le 1er film de la trilogie des Qatsi de Godfrey Reggio à savoir “Koyaanisqatsi, la prophétie” sorti en 1982. C’est juste complètement hallucinant, on croirait un trip sous drogue (même si maman je n’ai jamais pris de drogue!), un voyage dans des images complètement perturbantes et magnifiques à la fois. Déjà le film commence sur le générique de fin projeté en sens inverse sur une durée de 4 minutes , avec ça tout est dit, on est complètement déstabilisé et c’est tant mieux!
il fallait osé… le faire, il faut aussi oser le voir, c’est un réelle expérience.