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Il est prêt à naître / Esta a punto de nacer

Posted in Artículos / Articles, Proyectos/ Projets, Temas del día, Video on octubre 21, 2014 by marie

Voilà deux ans que Pau et moi nous nous sommes rendus en Slovaquie pour filmer le groupe Kesaj Tchavé. Pendant 5 semaines: 2 dans la ville de Kezmarok et ses environs, et 3 semaines de tournée estivale dans le sud de la France, nous les avons suivi caméras en main.

Les Kesaj Tchavé ce sont une quarantaine d´enfants tsiganes qui vivent près des Tatras. Ivan et Helena les font répéter plusieurs fois par semaine  ce qui engendre de nombreux voyages  d´un village à un autre. Quand ils peuvent caller des résidences, des concerts ou festival, ils partent en tournée pour plusieurs semaines.

Les enfants ont entre 4 et 20 ans, nous ne comprenons pas leur langue, ils ne comprennent pas la nôtre.

Leurs conditions de vie en Slovaquie sont plus que précaires. Très tôt Ivan nous pousse à filmer mais ce n´est pas évident de filmer la misère quand on arrive…

Mais au bout de 2 jours nous voilà propulsés au rythme de leurs chants. Leur énergie est débordante, les filmer chanter et danser dans leur local de 20 m2 est totalement enivrant !

Ces enfants ont la niaque! Les 32 heures de trajet qu´on partage avec eux pour arriver jusqu´en France sont remplis de musique, de rire, de jeux. Certains se sont habitués à notre présence d´autres sont agacés, mais petit à petit nous aussi on fait partie de la bande.

C´est nous qui gênons le public lorsque ce dernier voudrait voir le groupe en premier plan ! C´est nous qui filmons ce même public ! Nous sommes toujours là : quand ils mangent, dorment, se baignent, s´engueulent, se marrent. Nous sommes avec eux non stop et c´est fort.

Nous nous attachons très vite aux deux jeunes frères Yacub et Matej, l´un est réservé l´autre est toujours là où il ne faut pas ! Sur scène, ils font la paire, voix portantes, amour de la musique, leur “romareeeeee” nous donnent des frissons. Pendant la tournée d´autres enfants roms rejoignent le groupe, Jenika, Mc Clash, Spartacus et Cassandra. Ils parlent français ce qui nous aide à nous rapprocher des enfants. En plus Spartacus nous aide, il est frais, curieux et gentil nous sommes ravis!

Après Montpellier, les Cévennes, l´Aveyron, on se dirige vers Lourdes. Là  la foi les porte d´un hôtel d´autoroute, d´une salle de boxe à une résidence été de l´EDF ! Ils voient la mer, captivés, ils s´y plongent.

Ils donnent tous les jours et à tout le monde. Ils jouent dans la rue, sur une scène, dans une maison de retraite, sur une aire d´accueil des gens du voyage. L´effet est toujours le même : le public est conquis ! Sous le soleil de l´été, malgré la fatigue les joies s´enchaînent.

Tout cela fait un peu oublier le retour où les issues pour ces enfants sont très limitées : souvent parents très jeunes, ils doivent survivre.

Mais pour l´instant cet été 2012 leur cœur battait la musique en faisant résonner les nôtres.

2 ans plus tard le film voit enfin le jour, 1h15 pour vous raconter toute cette expérience, vous plonger avec ces enfants.

Le travail de post-production est à faire mais déjà c´est pour moi un sacré grand pas !  7 disques durs, des cahiers, de nombreux cafés et voyages, des bouts de papier collés au mur, des heures de conversation, des rires et des larmes… bref un bout de vie !

Un immense merci à Ivan, Helena et les Kesaj Tchave pour nous avoir ouvert leurs portes des locaux de répet, de la kangoo rouge, du bus conduit par deux personnages, de leur confiance, de leur soutien et de leur patience ! Merci à ces enfants pour leur profonde sincérité, spontanéité et leur envie de dévorer le monde.

Merci à toi Pau pour ne jamais avoir baissé les bras et pour avoir réalisé ce beau documentaire.

Merci aux proches pour toujours nous demander où ça en était et aux gens rencontrés sur la route.

En attendant de vous montrer le film… quelques images prises au vidéo projecteur du documentaire « Kesaj Tchavé, les enfants de la fée tsigane » !

 

Hace dos anos que Pau y yo fuimos a Eslovaquia para grabar al grupo Kesaj Tchavé. Durante 5 semanas les seguimos con cameras a mano: al principio con 2 en la ciudad de Kezmarok y sus alrededores, y luego con 3 en la gira de verano en el sur de Francia.

Los Kesaj Tchavé son unos 40 niños gitanos que viven cerca de los Tatras. Ivan y Helena les hacen ensayar varias veces a lo largo de la semana lo que genera muchos viajes de un pueblo a otro. Cuando pueden organizan residencias, conciertos y se van de gira durante varias semanas.

Los niños tienen entre 4 y 20 años, no entendemos su idioma y mucho menos entienden la nuestra.

Sus condiciones de vida en Eslovaquia son muy precarias. Muy pronto Ivan nos empuja a que grabamos, pero grabar la miseria cuando apenas uno llega, no es tan fácil…

A largo de 2 días estamos totalmente propulsados al ritmo de sus canciones, su energía es increíble, grabarles cantando y bailando en su pequeño local de 20 m2 es enloquecedor.

Estos niños son muy pilas! Las 32 horas de viaje que compartimos con ellos para llegar a Francia estuvieron llenas de música, risas y juegos. Algunos ya se han acostumbrados a nuestra presencia, pero a otros aun les molesta, poco a poco vamos formando parte de la banda.

Somos nosotros que comenzamos a molestar al público ya que nosotros estamos situados adelante buscando el primer plano! pero somos nosotros también que grabamos a este mismo publico! al final estamos en todas partes con ellos: cuando comen, cuando duermen, cuando se bañan, gritan, ríen, la sensación es muy fuerte.

Muy pronto seguimos a los dos hermanos Yacub y Matej, uno es tímido y el otro es todo lo contrario siempre esta donde no hay que estar! En el espectáculo ellos son totalmente complementarios, sus voces fuertes, su amor a la música, su « romareeee » nos estremece y nos hace poner la piel de gallina. Durante la gira otros niños gitanos se juntan al grupo: Jenika, Mc Clash, Spartacus y Cassandra. Hablan francés y nos ayudan a acercarnos más a los demás, Spartacus un chico muy simpático nos « asiste » y fácilmente se interesa por todo, estamos encantados!

Después Montpellier, les Cévennes, Aveyron, nos dirigimos hacia Lourdes. Allí la fé misma les lleva de un hotel de autopista, de una sala de boxeo a una residencia de verano. De pronto ven al mar, atrapados por el encanto, se meten a él sin pensarlo.

Los días van pasando y van tocando y bailando en todas partes. Tocan en la calle, en un escenario, en una casa de jubilados, en una parada para gitanos. El impacto que ocasionan sobre el público es siempre el mismo! Da igual bajo el sol o pesar del cansancio las alegrías se suceden.

Todo esto hace olvidar un poco la vuelta donde las salidas para estos niños son muy limitadas, muy a menudo se vuelven padres muy jóvenes y luego deben sobrevivir en la realidad.

Pero de momento ese veranos 2012 sus corazones daban el ritmo haciendo sonar la música en los nuestros.

2 años más tarde el documental finalmente se está naciendo! 1h15 para contar toda esta experiencia y haceros entrar en el mundo de estos niños.

El trabajo de post producción aun queda por hacer pero ya para mi es una etapa muy grande! 7 discos duros, cuadernos, numerosos cafés y viajes, pedacitos de papeles pegados en la pared, horas de conversa, risas y lagrimas… total… un trozo de vida!

Muchas gracias a Ivan, Helena y los Kesaj Tchavé por abrirnos las puertas de sus locales de ensayo, de la kangoo roja, del bus, de su confianza, de su apoyo y su paciencia! Gracias a los niños por su profunda sinceridad, espontaneidad y sus ganas de comerse el mundo.

Gracias a ti Pau por no bajar los brazos nunca (y mirar al cielo) y por haber hecho este bello documental.

Gracias a los amigos por siempre preguntar en donde estábamos con el proyecto, y a la gente encontrada en el camino.

Hasta que se finaliza el docu, os dejo unas imágenes tomadas de la proyección del documental « Kesaj Tchavé, los niños de la hada gitana ».

Gypsy & Roll in Kezmarok !

Posted in Fotos / Photos, Proyectos/ Projets, Temas del día on julio 26, 2012 by marie

“Tout est question de rythme” me disait un savant sage récemment.

Effectivement…

Long a été le temps à attendre ce tournage et vite est il en train de se produire!

2 semaines déjà que nous sommes à Kezmarok pour filmer le groupe explosif Kesaj Tchave. Le temps d´assister à quelques répet, d´aller dans les bidonvilles où vivent les enfants du groupe, se souvenir de leur prénom, assister à un annif,  prendre des cafés avec Ivan et Helena le fondateurs du groupe pour découvrir et partager leur inquiétudes et leur quotidien…et op un orage, deux orages, du soleil, de la pluie… et nous revoilà en train de faire les valises!

Vendredi nous partirons avec la bande pour accompagner la tournée du groupe en France avec des dates à Montpellier, dans les Cévennes, dans le Rouergue, Lourdes et Bayonne. Pour voir le groupe: http://www.myspace.com/kesajtchave

Donc profitant de dernières minutes libres je laisse ici quelques photos de ces 15 jours en Slovaquie…denses et rythmés!

“Todo se trata de ritmo” me decía un sabio hace poco.

Es cierto…

Largo fue el tiempo de espera para este rodaje y tan rápido está pasando ahora!

2 semanas ya que estamos en Kezmarok para grabar al explosivo grupo Kesaj Tchave, el tiempo de asistir a varios ensayos, ir en los campamentos donde viven los niños, acordarse de sus nombres, estar en un cumple, tomar cafés con Ivan y Helena los fundadores del grupo para descubrir y compartir sus inquietudes y su cotidiano… y bam una tormenta, dos tormentas, sol, calor, lluvia… ya estamos de nuevo haciendo maletas!

Viernes saldremos con la banda para acompañar la gira del grupo en Francia con fechas en Montpellier, en los Cévennes, en el Rouergue, Lourdes y Bayonne. Más info en el myspace: http://www.myspace.com/kesajtchave

Entonces aprovechando los últimos minutos libres dejo aqui unas fotos de estas 2 semanas en Eslovaquia… densas y ritmadas!

Arroz com feijão

Posted in Escritura / Ecriture, Fotos / Photos, Proyectos/ Projets on septiembre 19, 2011 by marie

En français: sous les photos.

Arroz con frijoles

Todo empezó aquel día de julio cuando mi amigo salvadoreño-brasileiro (el único!) me dice: “puchica tengo una propuesta para vos”… 
Aquel día ya tenía mi pasaporte en la Embajada de India, me iba en septiembre con otro amigo a ver que pasaba ahí y a grabar básicamente.

La propuesta era la siguiente: ir a Brasil (un día de viaje), seguir y filmar la marcha de un movimiento político que defiende los sin tierras (tres semanas de viaje), editar el documental en la ciudad tropical de Recife (un mes y medio). Propuesta valida para dos con fecha de inicio dentro de un plazo de un mes.
Entao dijé “all right”. Cambiamos de destino…

El viernes 19 de agosto volamos para Recife, el 20 para Goiania, el 21: acto de inauguración de la marcha, el 22: empezamos con más de 30 km de marcha.

Son cientos y cientos de campesinos todos vestidos de rojo, defienden la lucha del MLST “A Marcha Agraria do Seculo XXI” caminando bajo el sol, en chancletas. 
Ven dos gringos que caminan con zapatillas nuevas, piensan que somos del canal Globo y nos hacen “hola” con la mano.

Poco a poco, día tras día, la masa roja se despliega, los rostros se hacen conocidos,  y los nombres se intercambian.
El ritmo es denso: despertamos a las cuatro para estar en las rutas a las cinco y asi evitar el calor de estos estados secos.

Aquí nada de playa con brasileras en tanga y caipirinias. Respiramos tierra, pero hay cachasa los días de fiesta. La alegría no falta en los corazones de esta gente, a pesar de los esfuerzos dados en los 20 hasta 30 kilómetros casi diariamente, arman un circo y una pista de baile en cualquier sitio. Los jóvenes marcan el ritmo con coreografías estupendas y los borrachos intentan seguir el paso para estar en el marco de la cámara.

El trabajo de grupo es difícil, las divergencias alimentan el estrés de una organización relajada. Pero una sonrisa de una niña, la vista de nuevas estrellas o unas palabras incomprensibles de unos mayores nos dan fuerza para seguir.

La comida es siempre la misma y cuando logramos a escaparnos en los otros sitios también es: ¡arroz com feijão!

Los días pasan y grabamos de todo: más pasos, el cotidiano, un ataque entre 2 carros, entrevistas, asambleas, como cortan una vaca entera, un amanecer, los baños, un atardecer, el famoso arroz con frijoles, la presidente Dilma y Lula durante un congreso, la casa de Joa de Deus, los niños que cantan, los aviones que pasan.

Las horas de grabación son numerosas pero siempre hay esta duda: ¿serán suficientes para reflejar todo lo que vemos?

La mayoría viven en “acampamentos” esperando un trozo de tierra o  en “asentamentos”. La vida en comunidad la conocen por eso no les resulta difícil acomodarse y compartir tantos momentos juntos. La unión hace su fuerza, juntos y gracias a estos kilómetros quizás alguien les prestará atención. Una reforma, quieren una reforma.

No están solos en la lucha, expertos y lideres políticos llegan a alcanzar los micros. Es en el destino final de la marcha, Brasilia, que se expresa la voz del pueblo. Es aquí en esta ciudad flipada en forma de avión que se encuentran todos los ministerios entonces las reuniones se suceden. El café ya no se sirve en una botella de plástico transformada en vaso pero en tasitas de porcelana.

Últimos pasos dentro la ciudad con la bandera bien arriba, el objetivo parece alcanzado. Los colchones se arreglan una ultima vez, se cargan en el bus, vuelta a casa.

El alejamiento después de 21 días de convivencia me provoca una sensación de tristeza, de repente no quiero que nadie se vaya. No les conocí suficiente, no les dijé a cada uno todo lo que sentía a verles luchar por su sueño…¿qué importa?

Al final sabía muy bien que para ellos ya no era la “gringa” sino Marie.

Es hora para mi de regresar también. Volvemos a Recife donde juntamos los compañeros Aleks y Juliana para otro café, esta vez carro y demasiado dulce pero el aire marinero y las notas de “coco” desde Olinda provocan un instante de relajo esperado y bien merecido.

Dificil de ver las estrellas tan bien que durante la marcha pero el rojo de la luna llena me deja sin voz…

“Una puerta se cierra, otra se abre”.

Próximamente y exclusivamente en OjosFritos: vivir en Recife.


Fotos de Deîticos, unas de Juliana & yo.

 


Du riz et des haricots noirs

Tout a commencé en juillet le jour où mon ami salvadorien brésilien (le seul!) m´a dit “puchica (dur à traduire) j´ai une proposition pour toi”…Ce jour là j´avais déjà mon passeport à l´Ambassade de l´Inde, j´avais prévu de partir en septembre avec un autre ami pour voir ce qui se passait là bas et pour filmer surtout.

La proposition était la suivante: aller au Brésil (1 jour), suivre et filmer la marche d´un mouvement politique qui défend les sans terre (3 semaines) et faire le montage du documentaire dans la ville tropicale de Recife (1mois et demi). Proposition valable pour 2 personnes commençant dans un délais de un mois.

Donc j´ai dit OK, changement de cap!

Le vendredi 19 août nous volons donc pour Recife, le 20 pour Goiania, le 21: Acte d´inauguration de la marche, le 22: nous commençons avec plus de 30 km de marche.

Des centaines et centaines de paysans tous vêtus de rouge sont venus défendre la lutte du MLST pour la Reforme Agraire du XXIème siècle en marchant sous le soleil, en tongs.

Ils voient deux « gringos »* qui marchent avec des chaussures neuves, ils pensent que nous sommes de la chaine TV Globo et nous disent bonjour de la main.

*de “green go” : expression désignant les étrangers nord-américains à la base puis au fil des années s´est appliquée aussi aux européens.

Petit à petit, jour après jour, la masse rouge se dénude, les visages se font familiers et les prénoms s´échangent.

Le rythme est dense : nous nous levons à 4 heures pour être sur les routes à 5h afin d´éviter la lourde chaleur de ces états secs.

Ici on est loin des plages avec brésiliennes en tanga et caipirinas, on respire de la terre mais les jours de fête il y a de la cachasa, La joie ne manque pas dans le cœur de ces gens, malgré les efforts réalisés sur les 20 à 30 km presque journaliers ils montent un cirque et une piste de danse n´importe où…Alors… les jeunes marquent le rythme avec d´incroyables chorégraphies et les pompets tentent de suivre le pas pour être dans le cadre de la caméra.

Le travail en groupe est difficile, les divergences alimentent le stress d´une organisation limite mais un sourire d´une enfant, la vue de nouvelles étoiles, un mot incompréhensible de vieux monsieurs nous donne la force de continuer.

La nourriture est toujours identique et quand bien même nous arrivons à nous échapper… dans les autres endroits c´est aussi : riz et haricots noirs!

Les jours se succèdent et nous filmons de tout : plus de pas, le quotidien, une attaque ente 2 voitures, des interviews, assemblées, comment ils coupent une vache entière, un lever de soleil, les réunions, les toilettes, un coucher de soleil, le fameux riz avec haricots noirs, la présidente Dilma et Lula pendant un congrès, la maison de Joa de Deus, les enfants qui chantent, les avions qui passent.

Les heures de tournage sont nombreuses mais il y a toujours ce doute : seront elles suffisantes pour exprimer tout ce que nous voyons?

La plupart des paysans vit dans des “acampamentos” en attendant un bout d eterre pour travailler ou en « asentamentos ». La vie en communauté ils la connaissent c´est pour cela qu´ils s´accomodent facilement et partagent tant de moments ensembles. L´union fait leur force…ensemble et grâce à ces kilomètes peut-être que quelqu´un les écoutera. Une réforme, ils veulent une réforme.

Ils ne sont pas seuls dans la lutte, experts et leaders politiques arrivent à atteindre les micros.

C´est à la destination finale de la marche, Brasilia, que s´exprime la voix du peuple. C´est ici dans cette ville en forme d´avion que se trouvent tous les ministères alors les réunions s´enchaînent. Le café ne se sert plus dans des bouteilles de plastique transformée en verre mais dans des tasses en porcelaine.

Les derniers pas dans la ville, le drapeau bien levé, l´objectif paraît atteint. Les matelas se rangent une dernière fois, on charge les bus, retour à la maison.

L´éloignement soudain après 21 jours de vie en commun me provoque une sensation de tristesse, je veux que personne ne parte. Je ne les ai pas connu assez, je ne leur ai pas dit a chacun ce que je ressentais à les voir lutter pour leur rêve… Qu´importe ?

Au final je sais que pour eux je n´étais plus la « gringa » mais Marie.

Il est l´heure de rentrer pour moi aussi. Nous retournons à Recife où nous retrouvons les compañeros Aleks et Juliana, cette fois le café est cher et trop sucré mais l´air marin et les notes de « coco » depuis Olinda provoquent un instant de repos espéré et bien mérité.

Dur de voir les étoiles aussi bien que pendant la marche mais la pleine lune est d´un rouge époustouflant.

“Une porte se ferme, une autre s´ouvre”.

Prochainement et en exclu sur Ojos Fritos: vivre à Récife.

Marchem!! En Marche!!

Posted in Proyectos/ Projets, Temas del día on agosto 23, 2011 by marie

Ça y est, ça y est!! Nous y voilà en plein Brésil, sous le soleil, à marcher en bord de route, à chanter des hymnes révolutionnaires et surtout à filmer, à filmer comme des dingues!

Comment s´arrêter de filmer ces visages, ces personnes si courageuses qui par leur acte veulent lancer les discussions pour une nouvelle réforme agraire plus juste? Impossible! Nous voilà donc partis pour une marche d´environ 15 jours, de Goiânia à Brasilia, plus de 200 kms au total avec le MLST (mouvement de libération des sans terres). 

Plus d´informations: http://www.marchaseculo21.blogspot.com/

Ya está!!! Ya estamos en el corazón de Brasil, en el calor, caminando en la carretera, cantando hymnos revolucionarios y sobretodo gravando, gravando!!

¿Como parar de gravar estas caras, estas personas tan valientes que con su acto quieren hacer avanzar las conversaciones para una nueva reformara agraria más justa? ¡Imposible! Por esto ya estamos en marcha para más o menos 15 días, más de 200 kms, de Goiânia hasta Brasilia con el MLST (movimiento de liberación de los sin tierras). 

Más información: http://www.marchaseculo21.blogspot.com/

Fibre maternelle

Posted in Fotos / Photos, Proyectos/ Projets, Temas del día on diciembre 21, 2010 by marie

 

Photo: Fidel Iranzo.

MovimientoS: el cine / MouvementS: le ciné

Posted in Proyectos/ Projets, Video on octubre 1, 2010 by marie

MovimientoS es una serie de videos que he gravado en Barcelona mostrando mis itinerarios para ir de un sitio a otro con este medio de transporte u otro.

La idea es retranscribir la energía de una ciudad en cual tanto me moví, y en cual tanto he amado hacerlo.

Como me voy de viaje en un mes quiero llevar conmigo este registro de momentos, sin ninguno efecto visual, solo el viaje, su ambiente, su sentido.

“Barcelona es un viaje cada día” decía Simona, aquí uno de estos días, empezando la serie con mi pasión el cine, desde mi casa hasta la Filmoteca, mi compi Pau manejando, junio 2010.

MovimientoS est une série de vidéos que j´ai filmé à Barcelone montrant mes itinéraires pour aller d´un endroit à un autre, avec tel moyen de transport ou tel autre.

L´idée est de retranscrire l´énergie de la ville dans laquelle je me suis tant déplacé et dans laquelle j´ai tant aimé le faire.

Comme je pars en voyage dans un mois je veux prendre avec moi ce registre de moments, sans aucuns effets visuels, juste le voyage, son ambiance, son sens.

« Barcelone est un voyage chaque jour » disait Simona, voici un de ces jours, commençant la série avec ma passion, le ciné, de chez moi à la filmothèque, mon colloc Pau au volant, juin 2010.


Le thé, le café et le sucre à côté

Posted in Fotos / Photos, Proyectos/ Projets on julio 1, 2010 by marie

¡En hora buena! Se termina el año escolar y con el.. los talleres de los centros cívicos… Para cerrar su año el Centro Civico de Patti Limona (por Jaume I) organiza una expo de los trabajos de sus talleres: pintura, dibujo, serigrafía, joyas, fotografía, es gratis y hasta el 15 de julio. Yo participé en el de fotografía de viaje con el buenisimo profesor Jaume (http://www.nonimatge.com/) y presento allí 3 fotos y una libreta con más fotos de mi viaje a Londres (abril 2010), prolongado por motivo… de volcán.

“Le thé, le café et le sucre à côté”*

Voy a Londres,

Necesito un break.

Aire.

Barcelona explota mis sentidos,

Esta energía me tiene adicta

No duermo nunca.

TICTACTICTACTICTAC

Quiero un poco de descanso,

Pero al llegar allí

Es otra  locura.

Esta ciudad tampoco duerme

Y se construye sin fin.

Todo en orden,

Todo bajo control.

Moderna y elegante esta bien,

Pero me acoge con un frío terrible

El me acoge con un café caliente.

Pasan los días y me acerco a esta gran dama

Sin llegar a sentirla

Y de repente…¡BOUMMMMMMM!


El volcán me regala unos días extras,

Navego por las venas de la ciudad

Tomando el pulso de cada rincón,

Dejando mi alma y mi corazón

Flotando como partículas en suspensión.

* Título extraído de la canción La Terrasse, Yann Tiersen

De frenchy yo

Posted in Fotos / Photos, Proyectos/ Projets on mayo 30, 2010 by marie

Hace poco tuve la oportunidad de exponer algo con amigos en una fiesta justo un día después de mi cumpleaños.

Un cumple siempre es una buena excusa o oportunidad para hacer una introspección personal o por lo menos -si tienes demasiadas fiestas previstas-, hacer una comparación con el anterior.

Yo al cumplir el cuarto de siglo y al ver que en un año adquirí más consciencia que en 24 años de pura acción pues tomé esta exposición un poco como terreno de juego…. Al ver tantas cosas guapas en esta vida mis ojos se habían quedado fritos.

Decidí exponer fotos a razón de una por marco…pero con toda esta emoción  mi mente se enloqueció un poco, quise utilizar la belleza de las palabras, la nitidez del trazo de un dibujo, la materia real de una flor…¡un collage entonces!

Pues si molt bé Marie, ¡excelente!

Pero ¿tú de qué vas tía?

¡No se improvisa así como así un collage! Hay que tener un mínimo…que sea un interés visual o que se entienda algo…y esto todo junto pues es too much niña… (la madurez es para los 30)

Esto me decían por aquí…

¿Crear para sí mismo o crear para los demás? Preguntaban por allá…

Pues yo ni me lo pensé  me expresé sin pensar en la responsabilidad  que debía tener…expresé con “energía vital” …vomitándolo todo

Así que un poco de reflexión no viene mal a nadie.

Si creas  te encanta el proceso pero si lo sacas fuera de ti es también para que esta expresión evolucione por eso hay que tener un poco de rigor al momento de traducir tus ideas.

Pues rigor, ya que expongo con gente de puta madre tengo que repensar mi collage…lo cambié el lunes, lo volví a cambiar el martes y el miércoles casi no dormí.

Es un proceso increíble, lo pasé genial, me asombró ver como una idea  va, corre, se para y regresa. Las imágenes se fueron transformando, cortando, los marcos se dividieron y se unieron, el texto se fue reduciendo.

Mi idea fue entonces  ir a lo esencial, depurarlo todo.

Seguí mi hilo conductor, el humano, su entorno, por qué vine aquí, las emociones, el cine, el tiempo, los trenes. “¡Vaya tela!” como dirían aquí.

Difícil… entonces elegí unir todo bajo un icono,  no tengo fe en Dios sin embargo soy capaz de idolatrar como religiosa, será mi Ave María.

Pues un ave de mujer a mujer, una de mi primera grande maestra en el mundo del cine, Agnès Varda, la poeta de Sète.

Así que como el mar nos une en La Pointe Courte, mi imaginación nos unió en este marco, en un lindo “bordel”, que me gustó hacer. Sin pretensión ninguna, para el único placer de ver como una persona, un encuentro, unas imágenes, hacen que mostraron que yo también vine aquí para expresarme.

Así que Gracias Agnès.

Gracias también a toda la gente en este camino, maravillosamente apasionante, y especialmente a los eternos de siempre venidos de Francia para este fin de, que como yo este año cumplían el cuarto de siglo por eso teníamos que celebrarlo a lo grande. Cado uno de estos seres queridos tienen su cosa especial, pueden ser distintos o  estar lejos de ti pero siempre quedarán como hermanos o hermanas que “cambian o evolucionan”… “à la vie à la mort” les quiero!

más a bajo el texto que acompañaba

Récemment j’ai eu l’occasion d´exposer avec des amis lors d’une soirée juste un jour après mon anniversaire.

Un anniversaire est toujours une bonne excuse ou une bonne opportunité pour faire une sorte d´introspection personnelle ou du moins si vous avez trop de fêtes prévues de faire une comparaison avec le précédent. Moi à voir ce quart de siècle et cette année composée de plus de prises de conscience que ces 24 années de pure action réunies… j’ai pris cette exposition un peu comme un terrain de jeux …. de voir tant de belles choses dans cette vie mes yeux ont frits !

Cela devait être des photos, une par cadre … mais avec tant d´émotions mon esprit s´est un peu emballé. Je veux utiliser la beauté des mots, la netteté d’un trait de dessin, la vraie texture d’une fleur … donc un collage !

Super Marie, excellente idée!

OP OP OP madame !!! mais où allez vous comme ça?

Tout le monde ne s’improvise pas comme ça dans le collage eh oh! I

l doit avoir un minimum … que ce soit un intérêt visuel ou qui veuille dire quelque chose … et tout ça ensemble c´est trop petite, c´est trop… (oui la maturité c´est pour les 30 ans)

Me dit on par ici…

«Créer pour soi-même ou créer pour l´extérioriser face à un public? » M´interroge-t- on par là …

Ah soit— je n´y avais jamais pensé… je créais pour exprimer et sans trop penser en la responsabilité  qui découlée de celle-ci.  J´essaie juste de sortir un peu de cette « énergie vitale », je « vomis » tout ça y punto.

L´heure de la réflexion est donc venue.

Le processus de création est passionnant certes seulement voilà comment faire pour traduire toutes tes idées ? Enfin pour qu´il y ait du sens au final ?

Don un peu de rigueur ! D´autant plus que j´expose avec 2 amis cracs donc … je repense mes collages, je change le lundi, je change le mardi, mercredi je dors 2 heures …

Il s’agit d’un processus incroyable, une explosion, je suis étonnée de voir comment une idée va, court, s’arrête, et revient. Suivant son rythme mes images se coupent, le fond change, les cadres se mélangent, le texte se réduit.

Allez à l’essentiel, épurer.

Je suis mon fils conducteur, l’être humain, son environnement, pourquoi je suis venu ici, les émotions, le ciné, le temps, les trains… oulaaa

Difficile … Je choisis de tout centré, autour d´une icône –qui n´a pas la foi religieuse est quand même capable d´idolâtrer-  ce sera donc mon Je vous salue Marie.

Un ave de femme à femme je choisis évidemment la poète de  Sète, celle qui m´a ouverte une autre porte du cinéma, Agnès Varda.

Alors que la mer nous unit parfois à La Pointe Courte mon imagination nous unit dans ce joli bordel. Sans aucune prétention mais pour le seul plaisir de me rappeler qu´une rencontre tout comme des images et évènements, m´assurent que moi aussi je suis venue ici pour m´exprimer.

Alors Agnès Merci.

Merci aussi à tous les gens rencontrés en chemin, follement passionnant, une super dédicace aux vieux de la veille qui comme moi fêtent le ¼ de siècle en 2010 et qui sont venus à Barcelone ce week-end là pour qu´on le fête ensemble. Ces amis qui ont chacun leur particularité magique, et qui même si très différent ou loin de toi seront toujours ton frère ou ta sœur de cœur car même si « on change ou on évolue » ( ?¿)… nous c´est « à la vie à la mort ! ». Love you babes !

Voici le texte accompagnant les photos et collages.


TEXTO QUE ACOMPAÑABA

TEXTE QUI ACCOMPAGNAIT


Me despierto en el planeta Tierra…

HOLA DÍA                   HOLA VIDA

Oye hijita…

Ven aquí

Ven ven

Quiero saber … ¿tu quien eres?    Y  ¿A dónde vas?

¿y qué estás haciendo exactamente?      O sea… ¿Para que estás aquí? ……dime

¿PA´QUE?………. ¿PA´QUE?…….. ¿PA´QUE? …¿PA´QUE?

euhhhh

Busco…   .                   .             .                                    …

En mi pueblo hay 5000 habitantes

En mi vestíbulo, muchos recuerdos

¿Estaba presente?

Voy

Busco…

Simona siempre tiene frases bonitas

—————- me gusta el tren———

VOY más allá

Voy sin buscar

A veces voy rápido

Muy rápido

Más rápidorapidorapidorapidorapidorapidorapidorapidorapidorapidorapido

Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrapido

Cuidado esta luz no es un sol….

FIRE WALK WITH ME

Me quemo un poco

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————————————- je tourne pas la page je change de livre

Sigo buscando…

Encuentro cosas,

TIC TAC TIC TAC

Cosillas….                   Que cuarto más caótico Marie

parece..no lo tomes mal…vomito…

un montón de cosas…

VOY

Voy en Sète …….      h  a  y            e    l            m           a            r……………………

*           *                        *                  *                                               *             * ***

……*               *     ………………………  *          …    más lento   *             *                                       *             *

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en el barrio “La Pointe courte”, se cuelga la ropa

Ella grabó su primer corto  aquí

Si señora justo aquí.

Y tenía 25 años        *  * * * * * * ** * ********* * *          * * *  *   * * **********                         *          *         * * * *         *                                             *                    *         *    *

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*         ***                                                                          *                          * yo les cumplí ayer.

Expresar la vida

Vivir la expresión