Archive for the Temas del día Category

Brian was in Beaune, so did I…

Posted in Cine, Temas del día on abril 4, 2016 by marie

Du 30 mars au 3 avril a eu lieu dans la ville de Beaune le 8ème festival international du film policier.
Comme cette année je “festivale”, que je suis munie d’une carte SNCF week-end et tout dernièrement du Pass Picardie… m’enfin pourquoi s’en priver?
Alors c’est parti pour 3 jours sous un temps déprimant, accompagnée par des cinéphiles heureusement pas déprimants du tout, un peu de vin de Bourgogne, 12 films et une inoubliable masterclass avec Brian de Palma, oh yeahhhh!!!!

Globalement l’accès au festival est assez curieux : pas d’espace pour se restaurer, des salles dites complètes alors qu’il reste souvent des places et pas de vente de ticket sinon des pass à 50 €! Dommage…
Au niveau de la programmation, je n’ai pas ressenti clairement la dimension policière, que ce soit dans la compétition de film de “sang neuf” ou la compétition officielle, le niveau de tension varie relativement selon les films, avec 2-3 films un peu longuets, 5-6 films plutôt intéressants-bien, 1 classique et 3 films à retenir.

Tout d’abord celui qui me hante encore LES ARDENNES, le premier long-métrage de Robin Pront, jeune réalisateur belge de 30 ans à suivre de très très près.
Le topo: deux frères galériens, l’un sort de prison, l’autre ne sait pas comment lui dire que “beaucoup de choses ont changé pendant ton absence” et que notamment il est tombé amoureux de sa copine. Secret, peur de vengeance, l’histoire avance dans un sombre décor, entre réunion de AA et carwash tenu par un pourri, peu de soleil brille par ici… Le spectateur est pris dans la tourmente, ce qui l’attend est d’une puissance violente, accompagnée d’une claque sonore composée par Hendrik Willemyns, BAM !
les vacances dans les Ardennes… on s’en souviendra!

Mon deuxième coup de cœur, EL DESIERTO, le deuxième long du fils Cuaron, réalisateur de Gravity, alors certes, quand on est “fils de…”, on n’est pas nés sous la même étoile mais le sang ne donne pas  forcément droit au talent or Jonas en a ! Tout simplement parce que pour aborder le sujet de l’immigration Mexique-States, il ne nous fait pas de longues scènes horribles où on pleure à chaudes larmes, non, il nous balance un crazy ricain accompagné de son chien Tracker qui se lancent à la poursuite de quelques Mexicains qui tentent de traverser ce putain de désert et de lui échapper.
On est scotché, on s’enfonce au fur et à mesure dans le fauteuil, tétanisé à l’idée que le beau Gael Garcia Bernal se fasse rattraper et bouffer sauvagement par Tracker.
On appréciera aussi la musique composée par Woodkid et le traitement du son, la roche qui s’effrite sous les pas de course d’un chien enragé en plein soleil donne bien plus de frisson que les films à chiffres “chocs”.

Enfin, continuons avec les paysages désertiques où notre regard et notre raison vagabondent sans but.
COP CAR de Jon Watts, un film qui ne sortira malheureusement pas en salles mais direct en DVD,  a aussi son crazy guy, le sheriff qui entame une course poursuite contre deux gamins franchement attachants mais qui manque de bol, lui ont volé sa voiture.
Même si la situation va tourner vraiment très mal… on se marre franchement (Kevin Bacon est magique!) et sans en faire des tonnes l’histoire a sa teneur de rebondissements.
Retenons tout de même que voler une voiture d’un sheriff cocainomane, it’s wrong!

Avec ces 3 pépites il y aussi LA rencontre avec Brian de Palma.
Une masterclass d’1h30 animée par JF Rauger de la Cinémathèque française où le réalisateur nous a parlé de ses débuts avec la bande du nouvel Hollywood (Scorcese, Coppola, Spielberg), de ses influences (Chaussons rouges, Vertigo), du travail sur la musique avec la “temptrack”, des tecniques telles que le “splitscreen”, et de l’espace avec la mise en place du décor (extrait de L’Impasse).
J’en garde une très belle émotion, Brian in Beaune, c’est une générosité en anecdotes et en amour du cinéma qui nous a ravie ! 🙂

William Sheller et Noir désir : même combat?

Posted in Escritura / Ecriture, Musica / Musique, Temas del día on febrero 15, 2016 by marie

La quête du bonheur
L’échappée
La fuite
La folie
Le calme
L’excitation
La chance
La solution
la vie
Le risque
La peur
La souffrance
L’impossible
L’autre
L’inatteignable

 

Cuando te llamas Felicidad o Soledad…

Posted in Escritura / Ecriture, Musica / Musique, Temas del día on febrero 15, 2016 by marie

te pueden escribir canciones asi.

Jueves 11 de febrero

Estoy en Clermont, camino por las calles. Es de noche, hace frio. Acabo de pasar la cena hablando espanol, en algun momento me recordé de la canción “felicidad” de la Cabra mecánica,

pasé 3 dias a mirar cortometrajes en el festival, recibir mil historias, estéticas, entrar, viajar, salir, volver a entrar en las salas oscuras Cocteau, Vian, Genova, Hospital. Incluso pude entrar en las cabinas de VIP, tomar cafe con gente interesante, beber una cerveza frente un cine concierto donde tocaba mi antiguo vecino y amigo Julien.

El dia siguiente viajo, casi me pierdo el tren. Caia la lluvia, el trafico era fatal, hablabamos de majorettes. Sali del coche, corri como loca, mi soplo era muy corto,  les escuché decir por microfono que iban a cerrar las puertas y justo entré.

Otro viaje, bastante corto, otras aventuras, otra ciudad, sola, como siempre.

Parada, busco en el quick del lado de la estacion de Lyon la cancion. me pongo a pensar en otra cancion “hola Soledad”, ambas canciones hablan de un concepto y a la vez de una mujer.
Como debe ser llamarse Felicidad o Soledad?

Me gusta mas Rolando La Serie al nivel musica pero reconozco que estas dos canciones me dan un poco lo mismo, un especie de nostalgia de algo que paso, feliz y triste,

la soledad o la felicidad, puras sensaciones pasajeras,

como nosotros, viajantes de la vida, de las pantallas, intentando no estar demasiado solo y un minimo feliz.

Hoy me siento asi, al vivir en un par de minutos felicidad y soledad, contenta y triste a la vez que aunque ponga replay, todo pasa volando.

Hola Soledad, pura Felicidad.

I give up en mode popelup

Posted in Escritura / Ecriture, Temas del día on enero 18, 2016 by marie

J’écoute « Lose your soul » de Dead man’s bones, une chanson découverte dans le film La bataille de Solferino de Justine Triet, au Pathé de Belfort dans la salle 1 ou la 3, en septembre 2013. Je me souviens d’un plan latéral, l’actrice marchait avec une niaque de folie, sa journée s’annonçait tendue. Elle s’avançait et on entendait « tu vas perdre ton âme ce soir » suivi d’un chœur d’enfants chantant « j’abandonne… ».

Oui moi aussi ce soir, I give up.
Je démissionne,
je résilie l’abonnement,
j’envoie la rupture du bail,
je vous quitte,
tchao,
me voy !

Je laisse les reflets du soleil sur la Savoureuse, les réveils avec les rires de mes neveux, le tour des salles du ciné, les apéros improvisés, les croissants au bureau, les rires, le mascara qui coule car on a pleuré, les « afters », les retours de la gare TGV, les « ah ça peut plus durer », quelques frissons aussi.

3 ans et demi de vie :

Une chambre sous les combles chez mon frère, un studio d’étudiante, un appart avec machine à laver, un 50 m2 avec une table pour recevoir 6 personnes !
Des ruelles désertes, une rivière poétique, un château pour lever la tête, des collines au loin, des maisons aux couleurs pastel.

Un grand Cinéma, un premier vrai pas dedans, un bureau lumineux, des classeurs décorés, des idées, des OKs.
Des sourires d’enfants en pagaille, des rires, des échanges sur les films tous les jours, des découvertes en 35 mm, des rencontres, une boum… la pêche malgré la pluie.

Mon frère, ma belle-sœur, mes deux nièces et mon neveu, le Club. Ces liens familiaux qui si longtemps étaient géographiquement éloignés. Le « on vit dans la même ville », on partage, on s’aime, c’est beau.
Des gens qui se greffent au passage, qui avec le temps deviennent des amis, des vrais, ceux qui vous laissent mettre de la cumbia, ceux avec qui on peut s’engueuler, ceux qui vous écoutent pleurnicher, ceux qu’on revoit les lendemains de cuites.
Des collègues drôles qu’on a envie d’inviter chez soi à manger de la moussaka (ah merde… t’aimes pas l’aubergine !), des vies que je viens à peine de croiser, des gens qui donnent à être connus… si seulement on avait le temps !

Quitte à laisser tout ça, je laisse aussi mes frustrations, mes peines, mes colères, mes « quel temps de merde » et mes « j’ai besoin de bouger là ».

La preuve je bouge de là. Pas tant à la Mc Solaar, mon côté « drama » veut que je passe par toutes les émotions possibles… « émotions, c’est émotionnel ».

Alors, je suis triste de laisser tout ça, évidemment.
Ma première pote sera certainement Soledad qui me balancera d’un ton impertinent «tiens, mais tu ne connais personne ici… ». Voilà voilà…
Bonsoir moi, ça va bien ce soir ?
Ça va ça va, tu vois…
j’écris.
(Petit exercice qui permet de vomir mon trop plein d’émotions, un peu comme la nana dans Carnage de Polanski, les salopards de Tarantino).

Partage émotif oblige entre : la peine de quitter un endroit où j’ai été heureuse & un enthousiasme réel d’un nouveau challenge professionnel.

Faire la programmation d’une salle de cinéma !
Yeah !
Une salle de cinéma qui s’appelle Agnès Varda qui plus est !
Avec Agnès on a marché sur les mêmes plages, on a regardé le même horizon, mais bon elle n’est pas au courant.
Une salle avec un piano dedans, deux salles de concert, une médiathèque et un labo à côté !
Putain un rêve de gosse ! Mille idées de films me viennent en tête…
« Avoir son ciné », émotion culturelle assurée.

Après le reste viendra, non ?
M’éclater, récolter d’autres sourires d’enfants, oser, proposer, apprendre, faire le tour des sales, partager et croiser d’autres vies à connaître…

Dire bonjour, dire au revoir.

Au revoir Belfort, bonjour Beauvais.

Entre les deux, le pris est pris. Merci.

 

Mik mik mik mik

Posted in Musica / Musique, Temas del día on abril 7, 2015 by marie

Mais qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ?

Mik ? mik mik ? J’ai beau cherché sur mon ami google, je ne trouve pas et cet air me fait l’effet d’un parfum…

souk souk souk… cette voix est hypnotisante, ces percus tellement entrainantes et ce violon bordel je pars avec !

Les bras s’ouvrent, l’envie soudaine de danser, tiens, comme avant.

Mais avant quoi ? Avec que l’hiver ne passe, à l’époque des anciens printemps où l’insouciance me faisait savourer la vie tel un bonbon. Ce bon temps où je ne me posais pas de questions, ce bon temps du non temps…

Et maintenant c’est un autre temps. Il est temps d’ouvrir les fenêtres à ce printemps qui s’impatiente là dehors. S’ouvrir, déployer ses ailes et voler.

Que ces courts instants de vol sont agréables, ces minutes, heures, journées où seul le plaisir du soleil et une bonne musique en marchant nous remplit le cœur d’une joie de vivre qui nous la fourrait bouffer cette chienne de vie.

Et oui elle n’est plus douce comme un agneau, elle a parfois sale goût même. Mais putain en ouvrant parfois un œil, une oreille… on s’en sort pas mal.

J’en suis ici, enfant du monde.

Posted in Escritura / Ecriture, Temas del día on enero 20, 2015 by marie

Ce matin je me suis levée tôt. Réveillée de peur et d’envie de pisser je dus me sortir de la chaleur de la couette. A mon retour pétrifiée par la crainte de retourner dans ces affreux cauchemars, je resta là à écouter leurs respirations.

Zoé à ma droite se tenait comme à son habitude dans une posture bizarre. Elle me met des coups parfois la nuit, elle envahie le lit avec ses 3 doudous mais que c’est agréable de savoir que là encore elle est dans un beau et profond sommeil. Le volcan éteint…

La grande Clarisse sur son petit lit à nos pieds, tourne dans ses draps, prête à se réveiller d’un moment à l’autre. Ready to school !

C’est lundi, elles ont école et moi aujourd’hui je ne bosse pas.

L’école je l’aurais samedi au 104 et on regardera nos créations vidéos. Cette fois-ci il fallait faire un portrait, j’ai choisi Clarisse, comme une évidence.

Clarisse a toujours aimé que je la filme et moi j’aime la filmer, j’aime filmer sa sœur aussi mais Zoé est timide devant l’objectif elle préfère m’aider c’est tantôt la chef op, la scripte, la miss au clap. On tourne à deux et Clarisse c’est la présentatrice. Ce sont nos vidéos du club ! Et oui on est un club.

Un club d’aventurières.

Et même que bientôt on aura un trésor. D’ailleurs hier soir on s’est demandé ce qu’on allait y mettre dans ce trésor. Mais c’était pas facile …pas question de lâcher un avion Tintin ni un doudou, bon peut-être un stylo reçu à noël (« attend tu te fous de moi : en un mois ce stylo il peut pas être devenu déjà un trésor ?! » « mais c’est celui avec lequel j’ai écrit mon dernier livre !! »)…

Et oui les filles pour qu’il y ait trésor il faut que ce qu’on y mette ait de la valeur.

« Et toi t’y mettrais quoi tatie? » Ah ah, j’ai ma théière mais c’est trop gros… le collier offert par Simona…

Et bam, Simona était dans mon cauchemar et j’avais peur pour elle car elle devait sauter par une fenêtre, mais en fait elle survivait, partait, se transformait en Julie qu’on poursuivait aussi…Bref ce matin je l’avais vite oublié le trésor… et quand j’ai voulu leur raconter mes “malheurs nocturnes”, ça les a fait rire ! Quand ça me fait peur elles, ça les fait rire !

Ah oui ça au club on rit.

Bien que des fois je suis tentée de leur dire attention les filles vous allez pas rire tout les temps, la vie c’est pas du gâteau ! Comme un besoin de les rendre adulte plus vite…

Mais elles savent déjà tout et si elles ne savent pas elles imaginent…

Je n’ai vu qu’elles aujourd’hui.

Je suis restée là à boire du thé, à lire mes cours de ciné, à marquer noir sur blanc que le photon eh bien figurez vous que celui-ci il y est pour beaucoup dans l’invention du cinéma !

Quoi de plus… j’ai préparé une pizza, encore du thé, un mini tchat avec Simona (c’est bon ça va) suivi d’un skype avec Julie (elle aussi ça va c’est bon) et buche, de nouveau.

Puis elles sont réapparues, heureuses d’être venues seules de l’école à chez moi. Je leur avais dit « repassez prendre vos affaires si vous voulez je serais là » et bien dis… c’est la liberté ça !!! ça veut dire aller de chez tatie à la maison seules pour le première fois.

« La liberté de mouvement c’est être adulte » me disait Clarisse l’autre jour.

Je leur ai proposé de goûter, j’étais allée leur acheter du jus de goyave (number 2 des jus de fruits préférés), « super des marronssuis ! » s’’écria Zoé. Je leur ai parlé du livre que je venais de recevoir sur Frida Kahlo, du pourquoi c’était titré « souffrance et passion », de ses autoportraits, de Diego, du Mexique… Ah…

Elles ne s’attardèrent pas trop, la liberté il faut la savourer.

« Vous m’appelez quand vous êtes arrivées ? ». 8 minutes plus tard, mon téléphone sonnait. OK, tout est OK.

Puis 3 heures après, j’ai trouvé sur mon étagère le Cd d’Indila prêté par Clarisse. Elle est fan. Je l’ai su la semaine dernière quand je la filmais pour le portrait. Je lui avais demandé ce qu’elle écoutait en ce moment. Elle avait mis le CD, s’était assise, sérieuse, presque grave, elle connaissait les paroles par cœur, moi je ne savais même pas qui c’était Indila !

Alors ce soir j’ai écouté Indila. Et qu’est ce qu’elle dit Indila ? Elle parle de “douce souffrance”, de danse, de vol, de peine, de fuite, et tout ça… les filles elles le comprennent très bien.

J’ai pas besoin de parler de l’accident de Frida à Coyoacan ou de mes cauchemars… on sait que c’est pas du gâteau la vie…Indila aussi a peur! Alors elle danse, danse et court dans le vent, sous la pluie, à Paris, et ça, avec google maps c’est beaucoup plus facile à imaginer !

Alors moi aussi j’imagine…

J’imagine que mes nièces ne grandissent jamais, qu’elles en soient qu’au début début, que notre club vive plein d’aventures, et que notre trésor de merdouilles on ait le temps de l’oublier pour s’en rappeler ensuite !

Car comme dit si bien Clarisse, l’écrivaine :

« Ma vie c’est une histoire, on vit une histoire, y a un début une fin.

Enfait…c’est comme un auteur géant là il en est ici…

et il a pas encore décidé de la fin. »

Octobre tiendra sa revanche !

Posted in Fotos / Photos, Temas del día on octubre 31, 2014 by marie