Alice Guy

Posted in Cine on junio 26, 2016 by marie

Alice Guy est la première femme cinéaste au monde. Elle est née au 19ème d’une relation extra conjugale entre une française aisée et un resistant chilien. Elle grandit en Suisse, Chili et France,  rejetée par son père “adoptif” qui tenait des librairies. Elle fait ses débuts à Gaumont en tant que sténographe, ce qui pour l’époque est rare pour une femme. Elle découvre l’invention du cinéma en avant-première et très vite elle voudra aussi filmer. Ses films très courts rencontrent un vif succès et de ce fait elle se voit nommée directrice de production. Elle enchaîne les tournages et donne ainsi matière à Gaumont qui loue ses films aux forains. Elle côtoie les grands de l’époque comme Feuillade et réalise même un film sur la vie de Jesus qui aura mobilisé plus de 300 personnes.
Passé les 30 ans elle se marie avec un commercial de Gaumont et part aux Etats-Unis. Elle fonde une famille puis recommence à tourner et crée ses propres studios : Solax.
Plus tard, son mari la quitte et elle suit sa fille en France où elle passera 30 ans sans plus rien filmer avant de retourner aux Etats-Unis où elle meurt à 90 ans.
Elle reçoit tardivement des reconnaissances internationales pour son travail mais la plupart de ses films ont aujourd’hui disparu.

 

Et bim!

Posted in Musica / Musique on junio 22, 2016 by marie

Dans “Illégitime” superbe film d’Adrian Sitaru…

En boucle

Posted in Musica / Musique on junio 20, 2016 by marie

Pluie de mai

Posted in Video on mayo 22, 2016 by marie

J’avais pas grand chose à dire, mais, des images en stock, un dimanche pluvieux, l’envie d’écouter une chanson en boucle…

A voir et à écouter!

Posted in Cine, Musica / Musique on abril 25, 2016 by marie

Brian was in Beaune, so did I…

Posted in Cine, Temas del día on abril 4, 2016 by marie

Du 30 mars au 3 avril a eu lieu dans la ville de Beaune le 8ème festival international du film policier.
Comme cette année je “festivale”, que je suis munie d’une carte SNCF week-end et tout dernièrement du Pass Picardie… m’enfin pourquoi s’en priver?
Alors c’est parti pour 3 jours sous un temps déprimant, accompagnée par des cinéphiles heureusement pas déprimants du tout, un peu de vin de Bourgogne, 12 films et une inoubliable masterclass avec Brian de Palma, oh yeahhhh!!!!

Globalement l’accès au festival est assez curieux : pas d’espace pour se restaurer, des salles dites complètes alors qu’il reste souvent des places et pas de vente de ticket sinon des pass à 50 €! Dommage…
Au niveau de la programmation, je n’ai pas ressenti clairement la dimension policière, que ce soit dans la compétition de film de “sang neuf” ou la compétition officielle, le niveau de tension varie relativement selon les films, avec 2-3 films un peu longuets, 5-6 films plutôt intéressants-bien, 1 classique et 3 films à retenir.

Tout d’abord celui qui me hante encore LES ARDENNES, le premier long-métrage de Robin Pront, jeune réalisateur belge de 30 ans à suivre de très très près.
Le topo: deux frères galériens, l’un sort de prison, l’autre ne sait pas comment lui dire que “beaucoup de choses ont changé pendant ton absence” et que notamment il est tombé amoureux de sa copine. Secret, peur de vengeance, l’histoire avance dans un sombre décor, entre réunion de AA et carwash tenu par un pourri, peu de soleil brille par ici… Le spectateur est pris dans la tourmente, ce qui l’attend est d’une puissance violente, accompagnée d’une claque sonore composée par Hendrik Willemyns, BAM !
les vacances dans les Ardennes… on s’en souviendra!

Mon deuxième coup de cœur, EL DESIERTO, le deuxième long du fils Cuaron, réalisateur de Gravity, alors certes, quand on est “fils de…”, on n’est pas nés sous la même étoile mais le sang ne donne pas  forcément droit au talent or Jonas en a ! Tout simplement parce que pour aborder le sujet de l’immigration Mexique-States, il ne nous fait pas de longues scènes horribles où on pleure à chaudes larmes, non, il nous balance un crazy ricain accompagné de son chien Tracker qui se lancent à la poursuite de quelques Mexicains qui tentent de traverser ce putain de désert et de lui échapper.
On est scotché, on s’enfonce au fur et à mesure dans le fauteuil, tétanisé à l’idée que le beau Gael Garcia Bernal se fasse rattraper et bouffer sauvagement par Tracker.
On appréciera aussi la musique composée par Woodkid et le traitement du son, la roche qui s’effrite sous les pas de course d’un chien enragé en plein soleil donne bien plus de frisson que les films à chiffres “chocs”.

Enfin, continuons avec les paysages désertiques où notre regard et notre raison vagabondent sans but.
COP CAR de Jon Watts, un film qui ne sortira malheureusement pas en salles mais direct en DVD,  a aussi son crazy guy, le sheriff qui entame une course poursuite contre deux gamins franchement attachants mais qui manque de bol, lui ont volé sa voiture.
Même si la situation va tourner vraiment très mal… on se marre franchement (Kevin Bacon est magique!) et sans en faire des tonnes l’histoire a sa teneur de rebondissements.
Retenons tout de même que voler une voiture d’un sheriff cocainomane, it’s wrong!

Avec ces 3 pépites il y aussi LA rencontre avec Brian de Palma.
Une masterclass d’1h30 animée par JF Rauger de la Cinémathèque française où le réalisateur nous a parlé de ses débuts avec la bande du nouvel Hollywood (Scorcese, Coppola, Spielberg), de ses influences (Chaussons rouges, Vertigo), du travail sur la musique avec la “temptrack”, des tecniques telles que le “splitscreen”, et de l’espace avec la mise en place du décor (extrait de L’Impasse).
J’en garde une très belle émotion, Brian in Beaune, c’est une générosité en anecdotes et en amour du cinéma qui nous a ravie ! 🙂

Des films 4* et du cinéma expérimental

Posted in Cine on marzo 11, 2016 by marie

Le week-end dernier, sur 7 films vus 3 ont reçu la meilleure note de mon classement, à savoir ****.
Ils viennent donc rejoindre les “Shokuzai” de Kurosawa, “Soleil de plomb” de Matanic, et autre Reygadas, Saura, Guerra et Coppola.
Comme c’est quand même pas tous les jours que j’ai la chance de voir des films****, il m’a semblé que les inscrire ici était nécessaire.

Il y a tout d’abord “Ascenceur pour l’échafaud” de Louis Malle sorti en 1959 avec la belle Jeanne Moreau. J’aime ces deux histoires de couples : celui qui s’enfuit et celui qui ne parvient pas à se trouver. J’aime les plans de Jeanne Moreau qui rongée par la folie aire toute la nuit, se questionne et fait face à la pluie, la musique de Miles Davis, la bêtise de se retrouver coincé dans un ascenseur qui laisse place à une jeunesse enflammée.

Dans un tout autre genre, il y a eu ensuite “Close up” d’Abbas Kiarostami, Iran, 1990.
C’est l’histoire d’un gars pauvre qui se fait passer pour un réalisateur, un peu par hasard, un peu par faim… il se laisse entraîner dans son propre jeu qui le mènera devant un tribunal auquel il devra répondre de ses actes. L’histoire est basée sur des faits réels, interprétée par les protagonistes de l’affaire même.
C’est simple et émouvant, une vraie pépite humaine, mon coup de cœur.

Puis, un film sur la folie…”Shock corridor” de Samuel Fuller sorti en 1963, une année après “Vol au dessus d’un nid de coucou”.
Un journaliste pour mener une enquête sur un meurtre qui a eu lieu dans un hôpital psychiatrique, décide de s’y faire interné… évidemment uns stratégie coûteuse.
C’est progressivement flippant, dérangeant, pertinent. A noter l’insertion de plans en couleur lors des délires des patients, tournés bien avant ce film lors d’un autre projet de Fuller, des cascades d’eau à tomber à la renverse.

Enfin, cette semaine c’est cinématographiquement bien conclue avec la découverte d’un ovni, du cinéma expérimental dont j’ai encore du mal à me remettre… le 1er film de la trilogie des Qatsi de Godfrey Reggio à savoir “Koyaanisqatsi, la prophétie” sorti en 1982. C’est juste complètement hallucinant, on croirait un trip sous drogue (même si maman je n’ai jamais pris de drogue!), un voyage dans des images complètement perturbantes et magnifiques à la fois. Déjà le film commence sur le générique de fin projeté en sens inverse sur une durée de 4 minutes , avec ça tout est dit, on est complètement déstabilisé et c’est tant mieux!
il fallait osé… le faire, il faut aussi oser le voir, c’est un réelle expérience.